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HISTOIRE DES GL'ERRES DE LA RÉVOLUTION.
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« on rendait à la Fi ance et à ses alliés des établissements qui j» avaient coûté de grands efforts, et dont on devait la con-» servation aux braves qui les avaient conquis, aussi bien» qu’à la sécurité de l’Ernpire britannique et à ses garanties» contre l’agrandissement de la France sur le continent.
» La protection qu’on prétendait devoir aux alliés était» une excuse dérisoire, puisqu’on avait laissé arracher Oli-» venza au Portugal, et qu’on ne faisait aucune mention de» la maison d’Orange qui s’était sacrifié pour l’Angleterre et» dont le dévouement était récompensé par l’ingratitude et» le silence.
» La cession du Cap et de Cochin, rouvrait la route de» l’Inde ; la France acquérait une position redoutable à l’en- ■» trée du fleuve des Amazones et recouvrait les Antilles,
» tandis que l’Angleterre s’excluait elle-même de la Médi-» terranée en rendant Malte. »
A l’exagération de ces reproches, lord Spencer ajoutait leregret de voir consolider par cette paix les principes de larévolution française , au moment où Bonaparte leur portaitles derniers coups. Ce n’était pas la seule erreur qu’on pût !lui reprocher. Les possessions menaçantes qu’il voyait à l’em-bouchure du fleuve des Amazones, ne pouvaient être que leterritoire désert de la Guyane jusqu’au Cap-Nord et à la ri-vière d’Àrowary, dont les préliminaires ne faisaient pas men- Jtion; on savait seulement que le Portugal l’avait cédé à laFrance par le traité de Madrid. Quant à Cochin et au cap deBonne-Espérance déclaré port franc, ce n’étaient pas des pos-sessions capables d’inspirer à l’Angleterre des inquiétudes isérieuses sur le commerce de l’Inde.