Band 
Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
Entstehung
Seite
79
JPEG-Download
 

MVRE XIX, ClIAP. CXIII.

79

gements survenus en Italie. Cet argument n’était que spé-cieux, car aucune transaction publique ne sanctionnait l’a-bandon du Piémont ni de la Suisse , et la réunion de l’îled’Elbe à la France.

Cependant les clameurs de la double opposition n’empê-chèrent pas le ministère de ratifier le traité, et les chambresde voter à une très-grande majorité les remcrciments d’u-sage au Roi. Les relations se rétablirent aussitôt entre lesdeux gouvernements. Lord Cornwallis fut nommé à l’ambas-sade de Paris, et le général Andréossy, officier d’artilleriedistingué, fut désigné par Bonaparte pour remplir celle deLondres.

Le traité avait, été mieux reçu en France, où Ton fut seau- cette paixdalisé des déclamations de l’oligarchie anglaise contre le çsf mieuxtriomphe des principes révolutionnaires dont on voyaitchaque jour disparaître en France les derniers vestiges.

Le concordat avec le Pape avait été tenu secret pendant Publicationhuit mois, pour deux raisons, la première afin d’obtenir la dudémission des évêques titulaires émigrés , qui paraissaient conco "déterminés à repousser les nouveaux arrangements, la se-conde pour discuter à loisir dans le conseil d’état les arti-cles réglémentaires qui devaient coordonner le système re-ligieux de l’état avec les lumières et les besoins delà nation.

On avait préludé à ces différentes mesures en établissant unministère spécial pour les cultes, dont Portalis prit leportefeuille.

Bonaparte profita de la publication de la paix définitivepour proclamer en même temps ce grand acte de morale etde politique. C’était, aux yeux des républicains et de l’armée,