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LIVRE XIX, CHAI'. CXIU. 87
Munster, Hildesheim, Paderborn, Osnabrück, et de vingtautres qu’il serait trop long d’énumérer. Mais les petits princesdes cercles du Rhin et de Souabequi avaient perdu à la ces-sion de la rive gauche, ou dont on voulait médiatiser lesapanages pour arrondir les lots de plus puissants, nécessitè-rent un travail qui semblait interminable.
Dès le mois de mai, la Bavière qui venait d’apprécier à Projets deses dépens le prix de l’alliance Anglo-Autrichienne, se livra ^pou^des*toute entière à ses anciens sentiments envers la France. Des ^ve^fa*motifs puissants devaient la déterminer à ce parti : l’Autri- Bavière,che en transportant le grand-duc de Toscane au cœur del’Allemagne, augmentait sa prépondérance dans l’Empire :dès-lors la Bavière demeurait la plus exposée, non-seule-ment à la domination de cette puissance, mais encore à cequ’on indemnisât le grand-duc à ses dépens. Différents pro-jets que l’Autriche faisait déjà circuler annonçaient l’inten-tion de demander l’échange du territoire situé entre l’Innet l’Iser, contre des possessions en Souabe, ce qui eût faitdelà capitale de l’électorat, une enclave autrichienne. Malgréla précaution d’assurer à la ville de Munich, un rayon dedeux ou trois lieues sur la rive droite de l’Iser, cet arran-gement ne convenait point à la Bavière, et il était tout sim-ple qu’elle eût recours à ses alliés naturels pour s’y op-poser.
Indépendamment de ces motifs, l’électeur régnant n’avaitpas seulement fait la guerre comme prince de l’empire, maiscomme auxiliaire des Anglais ; il avait de plus de nombreu-ses indemnités à réclamer, soit pour son apanage personneldu duché de Deux-Ponts, soit pour le Palatinat du Rhin, et