e,
i- I
ir
le
te
at
i
er
lit
u-
de
lit
es
nt
re
nt ^
L’il
la
ec
e-
de
:re
ait
la
rie i
. !tl- '
ue
ait
I.IVRE XIX, CHAP. CXIV. 101
pas la peine de retarder l’expédition pour obtenir son con-cours.
Toussaint, au premier avis qu’il reçut par un navire amé- Toussaint
1 . r . , oourl â
ricain de l’apparition d’une flotte si considérable dans les Samanaeaux de Samana, vola sur ce point où se trouvait la première observer,demi-brigade des noirs. Depuis le départ du colonel Vincent,son âme avait été vivement agitée, mais paraissait enfin fixée ;il disait, avec une sorte de noblesse :
« Un enfant bien né doit de la soumission et de l’obéis—i> sance à sa mère ; mais dans le cas où cette mère serait as-» sez dénaturée pour chercher la destruction de son enfant,
» il faut que celui-ci remette sa vengeance entre les mains» de Dieu. Si je dois mourir, je mourrai en brave soldat, en» homme d’honneur : je ne crains personne. »
Son parti semblait d’autant plus irrévocable, que par unede ces sorties trop fréquentes à la tribune publique, on avaitdonné l’éveil aux intérêts de sa caste, en annonçant le ré-tablissement de l’esclavage à la Martinique et à Cayenne : lesmêmes discours assuraient qu’à S^Domingue et à la Guade-loupe, un gouvernement juste et fort soumettrait bientôttout à la volonté de la France ; ce qui semblait indiquer quel’esclavage serait rétabli comme dans les autres possessions.
Retirer des droits accordés depuis dix ans, et qui avaientfait le bonheur de toute la population noire des Antilles,c’était placer ces colonies sur une mine et y mettre le feu.
Cette prétention semblait même hors des choses possibles,et toute la logique des Mémoires de S te -Hélène, n’a pu dissi-per les préventions défavorables élevées contre ce projet.
Loin de se dissimuler les suites qu’entraînerait la démar- Son alliancetoji. xv. 10