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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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102 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,

avec les c he hardie et décisive par laquelle il s’était élevé de lui-même

Anglais est 1 1

annulée par à ] a présidence, sans égard pour l’autorité de la métropole,

la paix-

Toussaint avait signé avec le général anglais Nugent, gou-verneur de la Jamaïque, une convention <ïassistance récipro-que. Mais la nouvelle des préliminaires de Londres qui suivitde près, rendant nul le secours sur lequel ce nouveau Spai-tacus avait compté , le laissait en butte à tous les coups de laFrance ; et malgré la vigueur de son caractère, il n’était pasétonnant qu’il fût ébranlé, lorsqu’il arriva à Samana.Agitation de L’aspect d’une flotte si supérieure atout ce qui avait paruTTreWent ^ ans ces contrées, fit une impression d’autant plus profondeau Cap. gur q’ oussa j n t 5 qu’il se voyait seul pour combattre l’armée quivoulait débarquer. Le chef des noirs balança un moment surle parti qu’il prendrait, puis s’abandonnant au désespoir :« II faut mourir ! s’écria-t-il, la France entière vient à S l -» Domingue! on l’a trompée, elle vient pour se venger et as-» servir les noirs ! » Cependant il hésita à donner l’ordrede la résistance, et avant d’arborer l’étendard de la révolte, ilretourna au Cap.

Leclerc L’escadre se trouvant enfin au nombre de 38 vaisseauxS< enfinT e ou frégates, avec 13 mille combattants abord, y comprisdébarquer. 2.500 canonniers gardes-côtes, le général Leclerc et l’ami-ral se préparèrent à débarquer. Leurs instructions portaientd’envoyer la division Boudet à Port-au-Prince ; Rocliambeauavec 2 mille hommes au fort Dauphin, et la division Hardy,de 4,500 hommes, au Cap. Outre cela le général Kerverseau,à la tète d’un millier d’hommes, avait ordre de se porter àSanto-Domingo.

La multiplicité de ces attaques, qui eût été une faute si

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