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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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10-4 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

Christophe On ne saurait apprécier au -juste la valeur des conjectures

s apprêle 1 i j j

à la défense, formées sur ce changement subit dans les intentions deChristophe ; car si Toussaint n’eût pas été décidé depuislongtemps à la résistance, la vue d’une immense flotte étaitbien plus propre à le détourner de cette résolution, qu’à luien suggérer l’idée; et ses mesures étaient sans doute prisesde longue main pour ne recevoir dans la colonie aucuneforce capable de la subjuguer ; ce qui se passa au Port-au-Prince justifierait du moins cette opinion. Mais si les deuxjours perdus par la minutieuse docilité de Villaret-Joyeusen’eussent pas empêché la guerre d’éclater plus tard , toute-fois est-il propable qu’ils auraient sauvé le Cap, et c’étaitAccutil beaucoup. Quoiqu’il en soit, l’aide-de-camp Lebrun, envoyé

qu’il fait au ,

capitaine parle capitaine-general pour annoncer son arrivée, lut reçu

e uin ’ de manière à prouver qu’il faudrait tirer l’épée du fourreaupour entrer au Cap. Le fort Picolet tira à boulet rouge surle cutter qui portait cet officier (1). Christophe déclara qu’ilne laisserait pas mouiller l’escadre sans un ordre de Tous-saint ; et la municipalité l’ayant supplié de ne pas causer laruine de la ville par une folle résistance, il consentit, uni-quement pour gagner du temps, à ce qu’une députation serendit à bord de l’amiral pour solliciter une suspension d’ar-mes jusqu’à la réponse de Toussaint.

Premier L’accueil hostile fait, au cutter autorisait à attaquer de

(i) Le général Pamphile-Lacroix, et les Victoires et Con-quêtes le font aborder sur une barge de noirs : nous suivronsla version de Mathieu Dumas, qui n’implique pas une contra-diction absolue ; car Lebrun put passer du cutter à bord decette barge.