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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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HISTOIRE DES GDERRES DE IA RÉVOLUTION.

secrets de ces lieux, disparaît sans qu'il soit possible de lesuivre; souffrir les fatigues, la faim , la soif, la chaleur dujour, la fraîcheur des nuits; tomber sans gloire sous leplomb meurtrier d’un adversaire qu’on ne peut aborder :tel est le sort de l’infanterie européenne engagée sur cethéâtre.

Toussaint 1 B* en < ï u '^ ne comptât sur le refuge des mornes, Toussaints’arrête, n’avait pas imaginé d’y réunir ses forces en une seule massepour agir comme aurait pu le faire un général consommé,et accabler, par des manoeuvres savantes, les colonnes isoléesqui voudraient l’y attaquer. Loin de s’exposer ainsi à uneaction générale et peut-être décisive, il comptait y faire uneguerre de détail opiniâtre, en jetant à propos des partis dansles différentes vallées et jusque sur la côte pour inquiéter lesderrières des Français. Il espérait ainsi obtenir des succèspartiels, en attendant la saison des chaleurs et des pluies |d’automne, qui détruiraient les régiments français bien plus 1sûrement encore que le feu des noirs. !

Positions de Christophe s’était replié sur la position d’Ennery, où

ses différents , . ,

corps. étaient situées 1 habitation et les propriétés de I oussaint.

' Maurepas tenait ferme au Gros-Morne. Le président rassem-blait 2,500 hommes d’élite et ses gardes, à la Ravine-à-Cou-leuvre, où il fut joint par plusieurs milliers de noirs armés.Dessalines, arrivé à la Croix-des-Bouquets, après avoir feintde gagner la montagne des Grands-Bois et le Haut-Artibonite,donna le change à Boudet, et se rejeta vers le Sud, dans l’in-tention d’y venger la défection de Laplume, et de soulevercette province. Déjà ses troupes s’était portées par une mar-che forcée au morne de la Charbonnière, lorsqu’elles furent