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LIVRE XIX , enAP. CX1V. 123
vinrent par la connaissance des localités à se réunir loin delui pour harceler ses corps détachés .
Enfin les divisions et l’artillerie attendues étant également Attaquearrivées le 21 mars, Leclerc rejoignit au Bac-d’en-Bas la je l^Crête-division Pamphile-Lacroix avec la réserve sous le chef de ^-Pierrot.
I Brigade Bourke. Les divisions Rochambeau et Hardy furent( dirigées sur la Crète-à-Pierrot, celle de Lacroix (Boudet)s’établit devant le fort après avoir culbulté les noirs ; lesautres vinrent se lier à lui, formant autour du fort une sortede demi-cercle appuyé des deux côtés à l’Artibonite, dontle cours sinueux forme en ce point une grande anse. La pe-tite réserve de Bourke demeura seule sur la rive gauche ,en face d’un rentrant étroit, où elle n’avait ainsi qu’un| court espace à observer pour compléter l’investissement.
| Depuis le départ de Dessalines, le fort était commandé Echauffbu-par le même Lamartinière qui avait insurgé les troupes du ^visionPort-au-Prince et cherché à s’v défendre contre Boudet. C’é- Rocliam *
J beau.
tait un homme violent et courageux dont on ne s’attendaitpas à avoir bon marché; la garnison consistant en 13 ouj 1,400 soldats éprouvés, avait construit une redoute sur leshauteurs qui dominent la Crête-à-Pierrot.
Rochambeau, dont le mépris pour les noirs, égalait lahaine qu’il leur portait, encouragé par le brillant succès dei la Ravine-à-Couleuvre, crut pouvoir s’emparer de vive forcej de cet ouvrage. Il en tenta l’escalade ; mais sa colonne, ar-rêtée par un fossé de dix pieds fortement palissadé, et saluéed’une décharge meurtrière, échoua complètement, et revintavec une perte de2 à 300 hommes. Ainsi dans trois échaufïou-rées successives l’armée expéditionnaire avait eu près de