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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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124 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

1,500 hommes hors de combat, devant un petit fort quin’en renfermait pas un plus grand nombre. Enfin les bat-teries disposées dans la nuit du 22 mars, par le chef de gé-nie Bachelu, commencèrent à jouer vivement, la matinéesuivante.

Toussaint Toussaint dont on croyait le corps dispersé et détruit,délivrer avait formé, à ce qu’il paraît, le projet de débloquer le fort,le fort ou de sauver du moins la garnison. Le 23 mars avant le jour,un détachement envoyé par lui, se montra sur les derrièresde la division Pamphile-Lacroix, qui avait eu la sage précau-tion de se couvrir d’abattis. En vain la garnison fit de soncôté une attaque concertée ; les noirs, partout repoussésavec perte, renoncèrent à leur projet. La bande de Des-salines avait inquiété aussi la division Rochambeau, sansobtenir de meilleurs résultats. Les noirs de Maurepas, contri-buèrent à ces succès en rivalisant de courage avec les trou-pes françaises, auxquelles ils tenaient à honneur de ne pasle céder.

Tamartî- Lamartinière voyant qu’il n’avait plus de secours à espé-commande rer 5 ne P r >* conse d que de sa valeur ; il résolut de se fairese fait jour. j our ^ travers le corps de siège. Il se jeta sur l’extrême gau-che de la division Rochambeau, au point où elle s’appuyaità l’Arbonite, passa sur le ventre de ses postes, et se précipitadans le lit de cette rivière, qu’il franchit sans obstacle, entreles troupes ébahies de cette division, et la réserve de Bourke.Les républicains qui ne s’attendaient point à ce trait d’audace,n’eurent que le temps de couper ses derniers pelotons. Ainsicette opération qui avait coûté plus de monde à Leclerc quela garnison n’était forte, ne lui procura que des retranche-

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