Band 
Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
Entstehung
Seite
126
JPEG-Download
 

126

niSTOIRE DES CDERRES DE LA RÉVOLUTION.

Les chefsnoirs seoumetlent,

"Vf

Christophe, mais il ne put y réussir. Ces combats et cesmarches continuelles. exécutés au milieu (l’une populationexaspérée, soutenue de compagnies soldées, donnait lieu àun tiraillement perpétuel qui fatiguait les colonnes et leurcoûtait les plus braves soldats, sans faire grand mal à l’en-nemi. Cette guerre de chicane, dégoûtait d’autant plus lesFrançais, que tous ceux qui avaient le malheur de tomber 'dans les mains des insurgés, périssaient victimes des plus hor-ribles traitements. i

Malgré ces contre-temps, les affaires prenaient un meil- Ileur aspect; les deux tiers des régiments coloniaux étaientsoumis, pris ou tués, les cultivateurs dispersés. Leurs chefsvoyaient, en frémissant, le courage et la tactique des Euro-péens triompher de tous leurs moyens. Us regrettaient lesgrades, les honneurs et les richesses dont on leur avait promisla conservation; et, n’entrevoyant dans la prolongation dela lutte qu’une vie errante et misérable ou une fin ignomi-nieuse , iis penchaient pour une soumission dont Maurepas,Clervaux et Paul Louverture lui-même, goûtaient déjà lesfruits. Peut-être aussi pensaient-ils qu’en laissant au climatle soin de réduire les troupes européennes, il leur serait plus jfacile d’en venir ensuite à bout.

Leclerc, de son côté, entouré de ruines, soupirait aprèsune pacification qui pouvait seule relever une colonie qu’ilétait venu pour sauver. Ses succès lui avaient coûté cher, l’ar* |mée abimée de fatigues et de privations, se fondait avec unerapidité désespérante; les caisses étaient vides , et l’absencede l’ordre, éloignant le commerce, ne permettait pas de les

r(

(ï

u

f(

s;

S

S 1

c

S 1

il

h

e

à

fi

E

B

C

l

I

r

r

t

I