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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XIX, CIIAI>. CXIV.

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formaient la garnison dans les mornes, pour gagner la Basse-Terre. Ricliepanse se rendit ensuite avec 2 mille hommes , il éprouva

de la

par mer, devant cette ville; mais loin d’y recevoir le même résistanceaccueil, il fut obligé de débarquer sous le feu des batteries, Basse-Terreet d’attaquer ensuite, le 10 mai, les noirs retranchés sur larivière des Pères : ici le combat se prolongea jusqu’à la nuitavec un acharnement dont la valeur des soldats républicainsne triompha qu’avec peine.

Delgresse, mulâtre, et ancien aide-de-camp de Lacrosse,commandait ces réfractaires à côté de ce même Ignace, quil’avait arrêté peu de semaines auparavant. Pelage, au con- co ®traire, donna, dans les rangs français, des preuves de la de Pelage,plus éclatante bravoure : circonstance bizarre, qui prouve àquel point il est difficile d’expliquer les intérêts qui agitè-rent ces malheureuses contrées, et la part que les passionsindividuelles eurent à ces bouleversements.

Le lendemain, 11 mai, les Français forcèrent la positionretranchée des insurgés sur la rivière, et pénétrèrent dansla Basse-Terre, sans donner aux noirs étonnés le temps desaccager la ville, comme ils en avaient le projet. Le fort S*-Charles, bâti sur le versant des mornes qui dominent cetteville, servit de refuge à ceux des vaincus qui ne s’étaient pasdispersés dans les montagnes, et on disposa aussitôt à l’atta-quer en forme. La tranchée fut ouverte le 25 mai, et onarma deux jours après les batteries de pièces de gros cali-bre, qu’on fut forcé de traîner à bras dans les mornes surdes affûts marins, avec des peines inouïes. Le lendemain, lesnoirs cherchèrent à s’emparer du parc de siège, à la faveur

Défensedes noirsau fortSt-Charles.