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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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niSTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

d’une sortie vigoureuse ; mais on les fit rentrer dans le fort,avec perte de 200 liommes.

Les batteries de siège ayant été démasquées le dernier jourde mai, trente pièces foudroyèrent le fort, qui répondit d’a-bord avec assez de vigueur; cependant, dès le 3 juin, la ma-jeure partie de son artillerie se trouva démontée sur lesremparts, et Delgresse craignant les suites de l’assaut, éva-cua la place de nuit, pour se jeter dans les mornes de Ma-Ignace se toubas. Ignace prit le chemin de Capesterre, et quoique serré

Poînte-i- de près par le général Gobert, il mit tout à feu et à sang surPitre. t

son passage. Ce barbare ayant été joint par un millier denègres armés, osa forcer le passage de la rivière Salée, re-paraître dans la Grande-Terre, et menacer même la Pointe-à-Pitre.

Pelage sauve Gobert instruit au Petit-Bourg de cet événement , se bâtad’envoyer Pelage à la Pointe-à-Pitre, résolu de le souteniraussitôt que ses troupes auraient pris quelque repos. Pelagearrivé seul ramena bientôt la confiance dans les esprits, et,ralliant ce qu’il put d’Européens avec la garde nationale, ilcontraignit les insurgés de se retirer sur la redoute de Baim-

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brige. Peu content d’avoir sauvé la ville, Pelage se dispo- ; té.sait encore à enlever de vive force cet ouvrage informe, 1 mquand Ignace se mit en devoir de se faire jour. Gobert dé- Ltd’Ignace esihouchant sur ces entrefaites à la tète des troupes venues du d’dttiuite. p e tit.Bourg, le battit de revers et sema la mort dans sesban- qides indisciplinées. La redoute fut forcée après une canon- !nade de quelques heures : on fit main-basse sur tout ce quirestait : 675 morts et 275 prisonniers, qu’on fusilla à laPointe-à-Pitre, formaient toute cette bande, dont il ne resta vi