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LIVRE XIX, CnAP. CXIV. 135
pas un seul homme; Ignace, son chef, ne voulut pas survivreà sa défaite, et périt dans l’action.
Gobert et Pelage étant revenus à la Basse-Terre, Riche- Richtpansepanse songea à profiter de ce rassemblement de forces pour Delgresse àattaquer Delgrcsse dans sa position formidable du Matoubas, Matoul>iS -couverte de retranchements, et dont deux torrents qui cou-lent dans des lits taillés à pic à une grande profondeur, ren-dent l’abord presque inaccessible. Une colonne gravit lesmornes et gagna le Presbytère pour couper la retraite auxnoirs; deux autres les attaquèrent simultanément sur lesflancs. Malgré les difficultés extrêmes du terrain, l’accord leplus parfait régna dans cette attaque, et en prépara le suc-cès. Forcés dans les retranchements de Matoubas, Delgresse, Ce c,iefse
u fait sauter
et 300 des plus braves, se sauvèrent dans la ferme d’Angle- avec ses
1 _ _ débris,
mont, où ils se firent sauter. Une autre partie se dispersa
pour gagner les mornes ; mais atteints dans leur fuite, ils fu-rent taillés en pièces.
Cette opération mit fin aux hostilités, Ricliepansc put R atour d 8s’occuper à loisir du rétablissement de l’ordre et des cultu-res ; il fit désarmer tous les noirs qui avaient été. enrégimen-tés, en jeta 2 mille sur la côte de la Terre-Ferme, en envoyamille à Brest, ainsi qu’une trentaine d’officiers de couleur.
Les membres du conseil provisoire demandèrent eux-mêmesd’être conduits en France ; mais à peine y furent-ils arrivésqu’on les jeta dans les prisons , sans en excepter Pelage (1).
(i) Après une détention de seize mois, ils furent mis en li-berté, parce quYZ ri y avait pas lieu à accusationl Pelage ser-vit dans son grade à l’armée d’Espagne, et mourut par suite de