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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XIX, CIIAP. CX1V.

fît sentir par contre-coup à S'-Domingue (1). Bien que Bona- st-Domin-

gue.

parte affirme qu’il ne fut qu’un prétexte, et que la révoltedes noirs ait été préméditée longtemps auparavant, il y alieu de croire, qu’il y ralluma la guerre , ou du moins qu’ilen fut une des principales causes.

En effet, malgré l’enlèvemeiit de Toussaint, S'-Domingue Difficultés

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jouissait encore du calme trompeur qui précédé les tempe- mement destes. Le désarmement des cultivateurs, prescrit dans foute i a cultivaleurscolonie, rencontrait, il est vrai, quelques difficultés. Des af-franchis considérèrent le port d’armes comme un droit deleur nouvelle qualité; d’ailleurs, tous les individus qui, de-puis 1793 avaient vécu de brigandage sous différents chefs,préféraient se réfugier dans les savanes, et reparaître ensuitetantôt sur un point, tantôt sur l’autre, pour se livrer à leursexcès ordinaires. Cependant, grâce au feint empressementdes généraux noirs, près de 30 mille fusils, dont les deux tiersfurent reconnus pour être de fabrique étrangère, avaientété réunis; mais les bandes de Sans-Souci, de Rances, deSylla et plusieurs autres, se grossirent par suite des mesuresviolentes que cette opération nécessita.

Le mécontement avait passé des noirs dans les rangs des „hommes de couleur, par les motifs déjà indiqués : ce qui symptômes

se (ij Les Mémoires de Ste-Hélène prétendent que le décret desConsuls, qui ordonnait le maintien de l’esclavage dans les co-lonies rendues par l’Angleterre, était exceptionnel ; mais si l’ar-ié- ! rêté de Lacrosse qui rétablissait l’ancien système colonial à laB - I Guadeloupe était contraire à ses instructions, comment resta-I t-il impuni ?

TOM. XV.

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