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HISTOIRE DES GUERRES DE IA REVOLUTION.
T
d'insurrec-
tion.
Ravages del'épidémie.Tristesituationde l’armée.
Défectionde Ëelair.
Il
est prispar
Dessalines ,jugé etfusillé.
était arrivé au mois d’août à la Guadeloupe , bientôt ébruitéà S'-Domingue, devint le signal de plusieurs insurrections.
La position du capitaine-général empirait ainsi de jour enjour : dix généraux et plus de 12 mille hommes avaient déjàsuccombé sous la fièvre dévastatrice. C’était le tempsleplusfatal pour mettre les troupes en campagne; et puis, com-ment disperser le peu qui restait en colonnes mobiles,'etgarder en même temps les points essentiels des mornes etde la côte ?
La défection de Charles Belair, en signalant au généralLeclerc de nouveaux dangers, redoubla son embarras. Iln’entrevit d’autre moyen d’en sortir qu’en faisant un appelala fidélité plus que suspecte des chefs de troupes coloniales,qui feignirent d’y répondre avec empressement. Ce CharlesBelair, neveu de Toussaint, et celui de ses officiers qui s’étaitmontré le plus attaché à sa cause, prétextant la disparitionde Lamartinière, et le supplice de quelques femmes, avaitsoulevé la septième demi brigade, et les noirs de l’Artibonite,avec lesquels il gagna le Chaos. Dessalines qui commandaità S'-Marc, se mit aussitôt en campagne contre lui, et soitqu’il ne fût pas en mesure de joindre ses troupes aux sien-nes, soit qu’il fût bien aise de se débarrasser d’un rival quipourrait se prévaloir de sa parenté avec Toussaint, pour luisuccéder un jour, il l’attira dans un piège, le fit arrêter, etconduire chargé de fers au Cap. Traduit devant une com-mission militaire, composée d’hommes de couleur, et prési-dée par Clervaux, Charles Belair fut condamné et fusillé :les troupes coloniales exécutèrent ce jugement sans laisseréchapper les moindres marques de regret. Dessalines ne