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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XIX, CnAP. CXIV.

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s’en tint pas là, plus de 300 noirs fusillés sur l’Artibonite,attestaient la soif de sang de ce tigre , et le cas qu’il faisaitdes siens, quand il s’agissait, d’inspirer aux généraux françaisune aveugle et déplorable confiance.

Son hypocrisie ne tarda pas à se démasquer, non plus que Défection decelle de ses collègues. Clervaux, tout couvert de sang de de Péihioa.Charles Belair, leva l’étendard de l’insurrection, le 13 sep-tembre, avec trois demi-brigades. Péthion qui l’avait insti-tué, suivit son exemple ; et peu s’en fallut qu’ils n’entrassenten vainqueurs au Cap, le 16.

Leclerc s’y trouvait avec unmillier d’hommes de couleur, ils attaquentet à peine 400 soldats européens : il eût été perdu si Cler- e ^ 0 nt’vaux ne lui eût pas donné ces trois jours pour se reconnaître,désarmer et conduire à bord de l’escadre les troupes colo-niales. Le 16 septembre, Clervaux et Pétition se présentè-rent pour enlever la place de vive force, mais en s’acharnantsur le fort Jeantot, ils perdirent un temps précieux, et fu-rent vigoureusement repoussés. Cet accueil les déconcertaet sauva le Cap , ils se retirèrent en abandonnant 5 à 600morts. La garde nationale de cette ville, au nombre d’envi-ron mille hommes, se distingua dans cette occasion, oit ilallait, à la vérité, de son existence.

Les premiers succès obtenus par les colonnes d’insurgés, Noyade d«

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que l’on voyait de tous côtés se diriger vers la ville, avaientsemé l’alarme dans l’escadre, dont les équipages . égalementvictimes de la fièvre jaune, n’étaient guère moins réduits queles troupes de terre. Les chefs de la marine tremblant queles hommes de couleur détenus à bord, n’égorgeassent leséquipages, et ne s’emparassent des vaisseaux , se décidèrent

1200 Doiri.