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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
à employer une mesure que ne justifiera jamais le péril oùils se trouvaient. Douze cents noirs furent inliumaincmentprécipités dans les flots ; on a dit que c’était les représaillesdes massacres ordonnés par Dessalines à l’époque du débar-quement de l’armée , mais l’humanité n’admettra jamais desemblables excuses. Les blancs en furent les premières vic-times, car la nouvelle de cette épouvantable exécution, ré-pandue dans f ile, y redoubla l’animosité des noirs, et servitde prétexte à des actes de barbarie qui font dresser les che-veux. Dès-lors, le massacre entre les différentes couleurs, re-prit le caractère de férocité qu’il avait eu en 1793 : les noirsrecommencèrent à arracher les yeux à leurs prisonniers, età les scier vifs entre deux planches.
Christophe Christophe, demeura neutre pendant l’attaque du Cap,insurgés, mais partit dans Ja nuit suivante pour joindre les insurges,DcTss'lineT. et on pense bien que Dessalines ne tarda pas à en faire autantdans l’Ouest, avec le reste des troupes noires. C’est une cir-constance assez remarquable, que l’étendard de la révolte aitété levé par deux mulâtres , Clcrvaux et Péthion, et que leschefs noirs ne les aient imités qu’après les noyades. Nous nevoulons pas en conclure qu’il eût été plus sage de se fier àeux qu’aux hommes de couleur ; nous rapprochons seulementdes faits.
Horrible Cette levée universelle de boucliers, plongea le capitaine-de^Lecl'erc &® n ^ ra ^ ^ ans consternation. Pour bien juger l’horreur descirconstances dans lesquelles Leclerc se trouva, dit Pamphile-Lacroix, il faudrait faire connaître chaque jour la situationpériclitante de son armée. De 34 mille hommes débarqués,24 mille étaient morts, 7 mille gissaient dans les hôpitaux,