LIVRE XIX, CÏÏAP. cxiv. 141
3 mille combattants restaient seuls sur la surface immensede S l -Domingue. La garde nationale qui avait rendu tant deservices, n’étant plus composée que de propriétaires, se trou-vait insuffisante pour protéger les campagnes : on s’estimaheureux encore de pouvoir compter sur celle des villes poursoulager le pénible service de leurs garnisons. • ’
Le capitaine-général aurait commis une faute inexcusable il concentraen laissant ce peu de troupes éparpillé dans toute la colonie, réduites iavec l’espoir chimérique de la conserver ; il fallut donc se hommes*décider à en abandonner la majeure partie aux insurgés pourgarder quelques points essentiels. La concentration du peude troupes qui restait, devenait scabreuse au milieu de for-ces quintuples, soutenues encore d’une foule de cultivateursarmés. Pamphile-Lacroix chargé d’évacuer l’Est, sauva parsa présence d’esprit les troupes qu’il amenait de Fort-Dau-phin , et les dépôts considérables qui se trouvaient au fortDampierre.
Le général Brunet s’étant assuré de la personne de Mau-repas , au Port-de-Paix, l’envoya avec ses troupes au Cap ,où il fut noyé. Les restes de cette division se concentrèrentpo” r la défense du môle S l -Nicolas. Rochambeau réunit lesdébris de la sienne pour défendre Port-au-Prince et S'-Marc.
Cette concentration livrait à la merci des insurgés toute l’îlcoù depuis longtemps l’autorité coloniale était méconnue.
La mort du préfet Bénézech, avait fait passer l’administra-tion à l’habile ordonnateur Daure ; mais un conseil, sans cré-dit et sans action hors de l’enceinte des villes occupées,ne pouvait rien pour le retour de l’ordre, et l’évacuation del’intérieur lui ôta sans retour le peu d’influence qu’ilavait eu*
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