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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Il détachePamphile-Lacroixdans l'Est.
Nouvelleattaque duCap ; mortde Leclerc.
Rocliam-beau luisuccède.
Cependant l’arrivée du général Watrin avec un léger ren-fort, et la disparition de Clervaux et de Christophe de devantle Cap, ranimèrent l’énergie de Leclerc. Dans la crainte queces derniers ne se fussent dirigés sur Santiago, il envoya legénéral Pampliile-Lacroix , avec une centaine d’hommes etdes armes, dans la vallée de Blontechrist et du Cibao, où ils’était fait de nombreux partisans pendant son séjour dansl’Est. Cet officier parvint, en effet, à y lever en peu de joursun corps de deux mille hommes, avec lesquels il tint en échecde nombreuses bandes d’insurgés.
Au milieu de ces soucis, le général Leclerc fut atteint dela fièvre jaune. A cette nouvelle, Clervaux et Christophes’avancèrent de nouveau sur le Cap , dont ils tentèrent uneseconde attaque. Le général Clausel, hors d’état de leurdisputer le Haut-Cap et le fort Jeantot, fut ramené dansla ville , qu’il ne put môme défendre qu’avec peine. Quoi-que Leclerc affectât beaucoup de calme dans ce pressantdanger, ces événements hâtèrent les progrès de sa ma-ladie , qui ne s’éfait pas d’abord montrée sous un aspectdangereux : il succomba enfin dans la nuit du 1 er no-vembre.
Rochambeau vint du Port-au-Prince au Cap, prendre lecommandement en chef. Cette circonstance n’était pas unechance de succès. Brave, mais violent, ce général était ab-horré des hommes de couleur, et sa nomination devait éten-dre au Sud l’insurrection, qui n’avait jusque-là désolé quele Nord et l’Ouest. Dès son arrivée au Cap , il déploya touteson activité pour en éloigner Christophe et Clervaux ; le dé-barquement de quelques bataillons frais, lui inspira même