LIVRE XIX , Cil AP. CX1V.
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la pensée de reprendre le fort Dauphin et le Port-de -Paix, persuadé que Leclerc avait favorisé le développementde l’insurrection en se renfermant dans la capitale. Maisle Sud, jusqu’alors si tranquille, attira bientôt toute son at-tention.
L’imprudente exécution du mulâtre Bardet, qui avait fa-^o^uSu'lvorisé l’entrée de Boudet au Port-au-Prince , devint le signalde l’explosion, qui s’étendit en peu de jours jusqu’aux Cayes.
Le mulâtre Ferou, l’un des plus attachés à la France, tantqu’elle donna protection à Rigaud et aux hommes de cou-leur, prouva en se mettant à la tête de ce mouvement, lesfautes graves qu’on venait de commettre de nouveau enverssa caste. Les hostilités auxquelles il se livra , aigrirent à leurtour les Français ; des exécutions injustes et arbitraires suc-' cédaient aux insurrections, et leur donnaient plus d’intensitéI en cherchant à les étouffer ; chaque parti comptant de nom-breuses victimes, voulait à son tour exercer des vengeances :on s’égorgea d’un bout de l’ile à l’autre.
Laplume, resté seul fidèle à la métropole, réclama deprompts secours, et llochambeau laissant à Clausel le soinde garder le Cap, s’embarqua avec 1,200 hommes pour lePort-au-Prince, d’où il envoya quelques bataillons à Tibu-ron pour renforcer Laplume. Après une vaine attaque surPetit-Goave, Roehambeau se vit à son tour menacé dans Port-au-Prince.
! Cependant le premier Consul instruit de la défection des Les reufortsj chefs noirs, du renouvellement de la guerre générale, et des France* sontpertes cruelles que l’armée éprouvait chaque jour, avait or- ‘^fièvre"donné l’envoi de 10 à 12 mille hommes pour la renforcer. J* unei