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HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
Ces troupes qui arrivèrent par transports successifs de deuxou trois bataillons, bientôt dévorées elles-mêmes par l’épi-démie, et les pertes des combats, n’amélioraient en rien l’étatdes affaires, sur un théâtre aussi vaste, où tout conspiraitcontre elles. Leur apparition ne donnait que la faculté mo-mentanée d’occuper quelques arrondissements qu’il fallaitbientôt quitter.
Expédition Enfin un dernier renfort de 2 mille hommes amenés d’Eu-
manquée #
sur le Sud.rope par l’amiral Bédout, procura à Rochambeau les moyensde tenter une expédition pour débarrasser le Sud. L’escadrereçut l’ordre de descendre ces troupes à Jérémie, et le gé-néral Brunet, rappelé par mer du môle S l -Nicolas, où il se» trouvait, vint en prendre le commandement
Un mouvement concerté devait avoir lieu pour débusquerles insurgés des mornes de la Hotte, et de leurs versants surles Cayes.Une colonnepartie de Jérémie,eut la tâche de fran-chir ces montagnes. Une autre débarquée à Tiburon, se di-rigea sur Torbec par le rivage, afin de se joindre aux trou-pes de Laplume. Cette triple attaque échoua. Férou se jeta6ur les Polonais qui composaient la colonne de Tiburon ; cesbraves soldats , assaillis par une multitude de tirailleurs,embusqués dans les montagnes qui flanquent la route, fu-rent abîmes vers les Coteaux , où leurs débris se rembarquè-rent. La colonne partie de Jérémie n’eut pas plus de succèset y rentra maltraitée. Celle que Laplume avait lancée surTorbec pour assurer la jonction, ne put échapper à Férouqu’en se hâtant de rentrer aux Cayes, de concert avec lestroupes détachées pour la recueillir. Laplume resserré danscette ville, et prévoyant la ruine du petit nombre d’Euro-
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