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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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péens qui restait, s’embarqua pour Port-au-Priuce, ensuitepour l’Espagne, où il mourut digne d’un meilleur sort. Lepeu de troupes resté aux Cayes, descendit à Jérémie, et Fres-sinet en prit le commandement. Quelques renforts venus deFrance permirent néanmoins de conserver ces deux placesencore quelques mois.

Rochambeau ayant reçu de Paris l’ordre d’évacuer lePort-au-Prince et de concentrer sa défense au Cap, se ren-dit dans cette capitale. Toutefois la crainte d’abandonner uneville si florissante à la vindicte des noirs, le détermina à lais-ser le général Sarrazin au Port-au-Prince avec quelques cen-taines d’hommes. Mais l’espoir de garder pied à S‘-Domin-gue, ne tarda pas à s’évanouir. La mésintelligence entre! l’Angleterre et la France, qui se manifestait déjà depuislongtemps, parut à découvert dans les Antilles, avantmême que la mission de lord Wilhworth ne la signalât àParis.

La nécessité d’occuper les ports indispensables au com- La guerre

. , . , maritime

mcrce et a la conservation des communications avec la me- achèvetropole, celle de garder quelques riches quartiers de cul-j^ 6 affaires,ture, pour alimenter la population et l’armée, forçait lesFrançais à se disséminer en cent postes. Déjà depuis sixmois ils n’avaient pour communiquer entr’eux d’autre moyeu! que la mer. Quoique le départ des flottes de Villaret-Joyeuse[ et de Gantheaume pour l’Europe eût réduit à quelques bâti-j ments les forces navales de l’expédition, cet état de chosesj était encore supportable tant que la paix maritime leur as-surait l’empire du littoral : mais à celte époque, la ruptureavec les Anglais vint leur enlever cette dernière ressource et