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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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DISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

jusqu’au moindre espoir de retraite. Des corsaires, arméspar les noirs et protégés par les navires anglais, infestè-rent le canal de S l -Marc, celui de Gonave et la baie du Port-au-Prince qui se trouva dès-lors étroitement serrée : l’amiralLatouche, après avoir fait d’inutiles efforts pour purger lacôte de ces flibustiers, se trouva bientôt par la rupture avecl’Angleterre, hors d’état lui-même de tenir la mer ; et son départexposa les derniers débris de l’expédition à une destructionReddition inévitable. Brunet investi aux Cayes, s’estima trop heureuxdeums'lcs sc reil ^ re au commodore Cumberland. Fressinet voulantrouest et* ® vacuer Jérémie sans capituler fut pris en mer et conduit àdu sud. la Jamaïque.

Dessalines investissait Port-au-Prince depuis deux mois.Cette malheureuse cité présentait le spectacle de la désola-tion et de la mort. Plus que toute autre, elle devait craindrela vengeance des noirs ; et le sort dont elle était ména-cée n’échappait pas aux plus confiants. Sarrazin qui y com-mandait, s’enfuit à Cuba, laissant au général La Valette lesoin de s’en tirer comme il pourrait. Celui-ci n’eut d’autreressource que de capituler avec Dessalines le 5 octobre 1803,et de s’embarquer le lendemain pour la Havane , où il par-vint heureusement avec l’état-major et le gros de ses trou-pes. La fortune lui réservait une autre épreuve, son bâtimentpérit en voulant plus tard gagner Santo-Domingo, afin derejoindre le général Ferrand.

Rocham- Rocbambeau que l’armée accusait d’avoir doublé ses mal-be par les”* heurs, par l’insurrection du Sud, et par la haine de tous lesévacuant* san S s mêlés qu’il s’était attirée, tint quelques semaines dele Cap. pj ug au bravant les horreurs de la famine, de la peste,