LIVRE XIX, CHAP. CXIV.
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et tons les fléaux conjurés. Cependant tout a un terme, et ilfallut enfin opter entre les pontons anglais, ou les supplicesdes barbares; on assure que la marine britanniques’entacbaen cette occasion, en forçant Rochambeau à traiter avec leplus féroce des noirs. Le Cap fut donc rendu à Dessalines,les débris de sa garnison et le peu de malheureux colons quitrouvèrent moyen de s’embarquer avec elle, sortirent duport par suite de cette convention ; mais pour baisser pavil-lon et se rendre à la croisière anglaise.
Il ne restait plus aux Français que le môle S 1 -Nicolas, où Belle actioncommandait le général de Noailles. Cette place éloignée dufoyer de l’insurrection et mieux fortifiée que les autres, de- <IU c„kf’ > novait tomber à son tour faute de vivres, de munitions et dedéfenseurs. Le brave Noailles, hors d’état d’y tenir plus long-temps, résolut de se faire jour à travers les escadres enne-mies et d’aller se réfugier dans l’ile de Cuba. Rencontré enmer par une corvette qui s’était mise à sa poursuite, il ca-cha son équipage, arbora le pavillon britannique et cheminade concert avec elle jusqu’à la chute du jour. Certain alorsde pouvoir l’aborder à la faveur des ténèbres, il s’en appro-che, jette sur elle les grapins d’abordage et l’enlève aprèsun combat dans lequel il reçut malheureusement une bles-sure mortelle. Le brick, qu’il montait, arrivé avec sa prisedans l’ile où il cherchait un refuge, y joignit le détachement| de Lavalette. Celui-ci jaloux d’utiliser le petit nombre de1 braves qui lui restait, voulut faire voile pour Santo-Domingo,
1 afin de s’y réunir au général Ferrand; mais son bâtiment' battu par la tempête s’engloutit à la vue des côtes; comme si