148 niSTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
la fatalité se fut acharnée à la destruction des derniers débrisde cette malheureuse armée.
Défense Le général Ferrand conserva durant plusieurs années la
du général 1
Ferrand
espagnole, mies des noirs, secondèrent les Français de tout leur pouvoir,
Ce fut en 1810 seulement, que bloqué dans Santo-Domiugo,ce général, dénué de tous moyens, se vit contraint d’en fairela remise aux troupes de Christophe,cettefunesle Ainsi finit cette fatale expédition, qui coûta à la France,expédition, non-seulement plus de 40 mille hommes d’excellentes troupes,mais encore ses meilleurs équipages de vaisseaux. Elle coupale dernier fd de ses relations avec cette riche colonie;source inépuisable de regrets, qui offre à l’observateur degrands sujets de méditation.
observa- Les historiens de cette époque n’ont pas épargné les traits j^auws'qùrde la critique, sur les conseils et les conducteurs de cette jéchouer! expédition.Leclerc etRochambeau se laissèrent,dit-on,circou- |venir par des blancs, anciens propriétaires, dont les rap-ports intéressés faussèrent leur jugement. Bonaparte trompélui-même, s’il faut en croire plusieurs écrivains, voulut di-riger de Paris les opérations nautiques et militaires à l’insude ses ministres. Il crut aveuglément celui de la marine,quand il fut question de disgracier le colonel Vincent ; maisil ne s’en rapporta plus à ses lumières lorsqu’il fallut tracer !des instructions à l’amiral Villaret-Joyeuse et au capitaine-général. !
C’est chercher dans des faits secondaires le résultat des jcauses principales. Bonaparte a d’ailleurs pris soin de dé- !truirc lui-même les bruits répandus à ce sujet. La flotte se-
partie espagnole, à l’aide des milices de ce pays, qui, enue-