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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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156 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,

bables d’un nouveau conflit, qui troublerait le repos descantons, et par contre-coup celui de l’Europe. Le rétablisse-ment de la neutralité de la Suisse, détruite par le traité d’al-liance de Paris, du 11 septembre 1798, était à désirer partous les partis, et devait être le résultat d’une médiation of-ficieuse. Pour obtenir l’abolition de ce traité, l’Autriche eûtaisément reconnu la Charte, que le prmier Consul avait pro-posée à Glayre, et les réactionnaires n’eussent pas osé ren-verser des institutions solennellement reconnues par toutel’Europe.

Les Français Rien de tout cela n’ayant été prévu, le premier Consul nela Suisse, crut pas devoir retarder plus longtemps l’exécution du traitéde Lunéville, et ordonna au général Montchoisi d’évacuer laSuisse, au milieu de juillet, sans prendre aucun arran-gement préalable avec l’autorité helvétique, qu’on estimaassez forte pour comprimer les réfractaires. Ce départ destroupes françaises, à l’instant même où la dissidence des pe-tits cantons aurait rendu leur présence plus nécessaire, futregardée par les deux partis comme une preuve manifestede l’abandon volontaire ou forcé de la France : les fédéra-listes l’attribuant à l’influence de l’Autriche et de l’Angle-terre , n’en devinrent que plus hardis dans leurs machina-tions.

Résultat de Le gouvernement helvétique, informé de cet événement,brusque 12 juillet, par le général Montchoisi, en fut aussi décon-resolution. cert £ q Ue s qj n ’ ava it p as dû s’y attendre depuis un an. A lavérité, il n’en avait reçu aucune communication officielle,ni de Paris, ni de l’ambassade de France, ce qui le déter-mina à charger le ministre Stapfer d’en témoigner son éton-