158 HISTOIRE DES GUERRES DE LA. RÉVOLUTION.
une fusion successive des intérêts nouveaux avec les anciens. ! laEn diminuant peu à peu la force de la division française, on tiopouvait éviter une guerre civile odieuse ; mais outre ce qu’une lcrtelle demande aurait eu de contraire aux stipulations de 1 erLunéville, personne ne se dissimulait que, présentée comme géiun attentat à l’indépendance nationale , elle soulèverait tous leules esprits. Le Landamman et le Sénat crurent donc qu’il St:
suffirait que le premier Consul manifestât par une déclara- dai
tion formelle, le prix qu’il attachait au maintien de l’ordre pade choses établi. Cette demi-mesure était insuffisante et ba-sée sur des calculs erronés, puisqu’elle imposait au gouver- unnement français une responsabilité toute onéreuse pour lui, bitsans ôter aux fédéralistes l’espoir d’être secondés par l’Àu- metriche. po
Le Sénat Dolder et ses collègues ne comptant que faiblement sur sai
les^émî^- succès de cette démarche, cherchèrent ensuite à rempla- sei
helvétiques cer ^ es L'°upes françaises, sans détruire le prestige de l’in- sif
dépendance : ils demandèrent qu’on mît en échange à leur pl
disposition les demi-brigades helvétiques au service de tai
France ; terme moyen qui semblait en effet propre à consoli- va
der l’administration existante, sans blesser les convenances de
et l’amour-propre national. Cette proposition qu’on a cen- et
surée avec tant d’amertume, était néanmoins la seule conve- ai
nable, et de tous les actes de ce gouvernement, c’est celui m
qui prête le moins à la critique. rt
insurrec- Cependant, la nouvelle du départ des troupes françaises,répandue avec la rapidité de l’éclair, donna bientôt lieu àcantons. {j es troubles sérieux. Les petits cantons non contents de re-pousser la constitution imposée, disaient-ils, par l’astuce et et