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LIVRE XIX, CIIAP. CXV. 167
iniers rassemblements, et avoir même menacé de lui coupersa retraite par Mellingen et l’Albis, d’Erlach et May se ra-battirent sur les vallées de l’Àar et de l’Emmen : le premierremonta jusqu’à Soleure, entraîna les mécontents de ce can-ton dans son parti, puis se réunit aux insurgés de Buren etd’Arberg. Le second se porta par Lenzbourg sur la granderoute de Zurich à Berne pour intercepter la communicationdirecte d’Andermatt avec le gouvernement.
Un événement assez bizarre parut combiné à dessein defavoriser ces entreprises ; on imagina d'enlever le Landam-man Dolder dans son hôtel, et de le conduire dans une cam-pagne à quelques lieues de Berne. Il disparut en effet dansla journée du 13 septembre, à l’instant môme où d’Erlachlevait l’étendard de l’insurrection à Baden. Mais, soit qu’onreconnût bientôt l’inutilité de cet enlèvement, ou qu’on fûtcontent d’avoir paralysé l’action exécutive dans cette jour-née, on le ramena à Berne où il reprit ses fonctions. Diver-ses conjectures ont été faites sur cet événement, attribué parles uns à Dolder lui-même, et par d’autres au parti unitaire ;mais, dans le fait, il n’aboutit à rien.
A la nouvelle de l’orage qui le menaçait, le Sénat helvé-tique avait prescrit à Andermatt de quitter Zurich pour ac-courir à Berne. Prévenu par les insurgés , ce général trouvaMay en position avec. 800 hommes, au pont de l’Emmen :Andermatt avec 1,500 vieux soldats éprouvés, au lieu del’attaquer et de disperser sa bande, traita avec lui, et cha-cun continua sa marche vers sa destination sans commettred’hostilités.
Cette convention, nouvelle dans les annales des trouble*
Marche
(l’Ander
matt.