r8 De quelles Réparations
les murs mitoyens, les murs de faces, les murs derefend, les murs de clôture , & tous les autresmurs des Edifices , tant en élévation qu’en fonda-tion , les jambes de pierres de taille, les pans debois ôc cloisons de charpente & maçonnerie ,tant celles qui règnent de fond en-comble, quecelles qui séparent les appartements & qui portentles planchers lorsqu'elles font de poteaux assemblésà tenons & à mortoifes par le haut & par le bas,dans des sablières, lesquelles font stables & fermesà maintenir l'Edifice : toutes lesquelles font gros-ses réparations dont les Propriétaires font tenuslorfqu’il les faut refaire en entier , ou en partie ,dans toute leur cpailTeur. (e)
6, Lorlqu'il y a des brèches faites au mur parles Palsans ou par ceux qui occupent les lieux, des
(e) L’ufage a ajouté aux grosses réparations citées danscet Article de la Coutume, celles que M. Defgodets a rap-porté dans cet Article s. de son Commentaire. Tous les Ex-perts , dans leurs Procès-verbaux , les mettent au nombre desgrosses réparations , ce qui semble contraire à l’esprit de laCoutume on ne peut entendre par les quatre gros murs queles deux murs de pignons ou mitoyens , & les deux murs deface. II y avoir des murs & des cloisons de refend dans lesmaisons lors de la rédaction de la Coutume , aussi-bien qu'àprésent ; ensorte qu’il sembleroit que la Coutume n’auroit vou-lu mettre à la charge des Propriétaires que la cage de la mai-son, les caves & la couverture entiere, & laisser toute la dis-tribution intérieure à la charge de la Douairière t mais ce«jui fait préjuger que l'inrennon de la Coutume n’a pointété telle , ell que la Coutume a mis au nombre des grossesréparations les voûtes & les poutres, les voûtes formants dif-férentes caves Sc portant fur des murs de refend ; de mêmeJes poutres portant non-feulemtnt fur, let murs mitoyens,mais aussi fur les murs & cloisons de refend ; ce qui rendla condition des Propriétaires bien dure ; parcequ'il peut ar-river pendant l’ufufruir d’un héritage, des réparations consi-dérables dont ils sont obligés de faire les frais, & dont ilsne tirent aucuns émolumens.