NOTES
Quant au.* Canons Je fer * les premiers furent en fer forgé; on avâitéprouvé le peu Je résistance Je ceux Je fer fondu; l’art de les fondre étaitalors peu connu. Cependant, on a trouvé au château de Saint-Dizier unetrès-ancienne Pièce de 20 pouces de calibre , pesant 68 quintaux, pouvantcontenir une charge de 48 liv., et lancer 8 pieds cubes de pierre, dont lavolée était en fer forgé, et la chambre avec la culasse, en fer coulé.
E11 général, les anciennes Pièces de fer forgé sont des barres de fer as-semblées , comme les douves d un tonneau, par des cercles de fer, les uneset les autres soudées ensemble.
Au Hartz, en Hanovre , on à trouvé depuis peu de ces anciennes Piècesde fer forgé du calibre de 12 à 16, ayant 17 pieds de longueur, ne parais-sant pas fabriquées comme on vient de le dire, mais dont on a perdu lesprocédés de fabrication : elles pesaient environ 8000 liv.
Il y a à Brest un Canon pris vers 1763 par le Protée sur un vaisseauanglais , pesant 7723 ^ v * s ayant 11 pieds 1 pouce de longueur et 6 poucesde calibre; l’ame est faite de 7 barres de fer forgé, contenues par des vi-roles de fer forgé. Le fond du Canon n’est pas sondé à ce manchon, maisjnxta-posé. Le manchon va en diminuant vers la bouche, et est enveloppé enentier d’une couche de bronze semblable «à celui de nos Canons. Cette Piècea été fondue en 1666 sous Aureng-Zeb à Moltan, province du nord del’Inde , par l’arabe Muchamed-Benehassan.
En i 8 i 3 , une compagnie d’ouvriers artistes de Lyon , nommée la compa-gnie Etienne, proposa au gouvernement de fabriquer toutes les pièces né-cessaires à la France en fer forgé, suivant le mode dont on va donner uneidée ; elle envoya à Paris une Piece de 8 de bataille faite d’après ce mode, etpromettait de fabriquer 8 Pièces de 24 par jour, une fois son grand établis-sement fait ; elle annonçait que chaque Pièce, matière‘et façon, ne coûteraitguère au-delà du prix de façon des Pièces correspondantes en bronze.
Cette Pièce de Bataille de 8 était très-bien faite, et sans renforts, elleavait à-peu-près la même longueur que celles de bataille de Ce calibre ( 5 p.8 pouc.).
L’ame avait 1 pouce de plus de longueur.
Le diamètre de l'aine variait de 2 à fi points du calibre de 8. L’épaisseurdu métal à la lumière était de 1 pouce lolig. •—A la naissance de la tulipeétait de 9 lignes 1 point.
Le diamètre des tourillons était plus faible de 4 lignes que ceux de 8 ,il y avait intérieurement et extérieurement de petits enfoncemens.
La Pièce pesait a 5 g kil. (environ Saq liy.)
O11 l’éprouva sur un petit affût à roulettes pleines, de 16 pouces de dia-mètre , on la tira 4 coups à 3 liv. avec bouchon sur la poudre et sur le bouletrefoulés de 4 coups chacun.
Et 5 coups à 4 lt v - id eln -
I.es 9 coups furent tirés dans 1 i heure.
Le recul des 4 premiers coups fut de 24 pieds, et celui des 5 autres de34 à 36 pieds.
La Pièce examinée après ces 9 coups ne se trouva point dégradée.
La Pièce de 16 qu’ils voulaient fabriquer n’eût pesé que 700 kil. Celle de24 environ 900 kil. , . . .
Voici le procédé qu’il parait qu on avait suivi.
Sur un tube formé comme un canon de fusil, on a soudé successivementdes bandes de fer (embrassant le tube) qui superposées en différens sens,donnent au Canon la grosseur convenable. Puis on l’a allesé au calibre, et ona placé à ce manchon une culasse en fer à vis, qu’on a soudée à sa place avec