Band 
Tome second.
Seite
786
JPEG-Download
 

lançaient des bombes de5oo en fer, on les appelait Comminges ; les dermôrSont été refondus dans la révolution; avec 2 à 3©oo bombes qui étaient à Metz -'

Les Bombes creuses paraissent dater en France , de x634.

Les Obusiers sont une arme empruntée des Hollandais, qui l’appellentAubitz : on prit les premiers à la première bataille de Nerwinde, en i6y3.

Je crois qu’il est utile de rassembler ici quelques-uns des principes surlesquels on est le plus d accord , et quelques opinions relatives aux Bouchesà feu, que divers auteurs en ont déduites, et dont qnelques-unes ne pa-raissent pas s’accorder ; ce. qni peut engager à faire de nouvelles épreuves ,à mieux observer, à établir des théories plus claires, moins fondées surdes suppositions arbitraires : car,

Du choc des sentimeus et des opinionsLa vérité jaillit et s'échappe eu rayons.

Les Ouvrages où je les puiserai sont ceux de Robins (R.), d’Euler (E.),de Lombard (L.), deHutton (H.), traduit et annoté par le colonel Villan-troys 0 / *)’ de MM. Clément (C.) , major d’Artillerie; le général comte laMartillière (L. M.), etc. Si mes observations ne paraissent pas toujoursconformes à leurs opinions, cela n’affaiblira en rien l’estime que j’aipour leurs Ouvrages, et encore moins les sentimens que je dois à d’an-ciens camarades si distingués par leurs talens, leurs bonnes intentions, etleurs services militaires.

L’Ouvrage de Robins, commenté par Euler , et annoté par Lombard, estdifficile à bien suivre; les calculs sont très-compliqués; ils portent sou-vent sur des bases arbitraires ; quelquefois ils les varient, et refont leurscalculs, quand les résultats blessent un peu trop les expériences , les véri-tés reçues, les vraisemblances, les , etc. Voyez pages i85, 247» 256,360, etc.

Joignez à cela que ces trois Savans se modifiant les uns les autres à chaquechapitre, on perd de vue , en changeant d’objet, les bases que chacundes trois a adoptées.

En convenant que tout est incertitude (V. p. xn.)dansla méthode de me-surer les effets des Bouches à feu par les portées, à cause de la variété desangles de départ des houlets, de la situation du point où il touche terredans sa i r chute, des caprices enfin de la force de la Poudre, si peu con-nus et si variés, il faut convenir aussi que la méthode employée par Hutton,d’explîq uer tous ces effets par la vitesse des projectiles, pourrait bien con-duire aussi à quelques erreurs, car il a rarement égard à l’observation in-contestable que les grandes vitesses, comme celle de i5 à 1800 pieds, parseconde qui excèdent celle de i3o 2 p., qu’à l’air rentrant dans le vide,,sont bientôt réduites à celle-ci ; et cependant Hutton asseoit tous ces cal-culs sur la vitesse des projectiles au sortir du canon (1) ; car il dit, pag. 157 :nous attendrons des expériences convenables pour décider quelle est la pro-portion de perte particulière à chaque degré de vitesse.

(r) On trouve aussi, quelquefois , que ces Savans établissent leurs calculs sur despriucipes opposés et par conséquent au moins contestables, par exemple, H. dit ,( page i 43 )•: » Robins affirme que la force que la poudre exerce sur le canon estla même , soit qu’on tire avec ou sans boulet, » et il opère d’après cela pour calcu-ler les vitesses. Lombard dans son Traite du Mouvement des Projectiles , dit ( page169 ) : Dans une pièce inclinée au-dessus de l’horizon, le boulet pesant en partie surla* charge , résiste à l’expansion du fluide élastique : par-la fait développer une plusgrande quantité de ce fluide, et eu reçoit une plus grande vitesse.