SUR LES BOUCHES K FEU. 79*'
fiobins êt Hntton ( i) assurent que la position de la Lumière n’influe pointsur les portées.
Thompson dit, qu’en faisant aboutir la Lumière au milieu de la charge,elle donne une plus vive inflammation; mais que cet avantage est si peu dechose, que peu importe sa position, pourvu qu’elle ne soit pas trop voi-sine du boulet.
Lombard, convaincu que la position de la Lumière influe sur la promp-titude de l’inflammation de la charge en forme cylindrique, propose de lafaire aboutir sur le milieu de la longueur de la charge. I’ar ce mode, dit-il,1 s enflamme en même temps autant !de Poudre du côté du fond qu’enav ant, c’est-à-dire le double que si elle aboutissait au fond ; mais l’affûtet la Bouche à feu en sont bien plus tourmentés par l’augmentation du.fecul; ce qui a obligé de donner aux mortiers de 12 pouces tronc-coni-ques un renfort en console aux tourillons pour les empêcher de plier.
Des épreuves faites en 1808 semblent prouver que pour les petiteschambres, il est avantageux de diriger la lumière vers le milieu de la lon-gueur de leur axe, et vers le fond, dans les chambres de grande capacité.La même analogie doit exister pour les canons. M. le colonel Villantroyspense que la lumière en avant est peut-être avantageusement placée pourles âmes tronc-coniques.
M. le major Cl. , dans un petit ouvrage sur la carabine, imprimé enJ808, propose de faire aboutir la lumière au-devant de la charge , vers leboulet, et avance que des expériences qu’il a faites avec une piècede iî, prouvent que le recul est le même, quelque part qu’aboutisse laLumière. Il dit aussi, ce qui prouverait qu’il n’a pas été convaincu par sesépreuves, que si la position de la Lumière augmente le recul, c’est que laportée en est augmentée. Par cette position, il veut éviter la pression duprojectile sur la paroi inférieure de l’ame qui produit les battemens, sourcede la destruction des pièces, et qu’occasionne l’inflammation de la chargepar sa partie supérieure, et en arrière.
Ce mêmeOfficier, dans un manuscrit (j’ignore s’il est antérieur ou nonà l’ouvrage que je viens de citer), trouve que les Lumières les plus longues,et ayant le plus de diamètre, procurent l’inflammation la plus prompte;et qu il suffirait peut-être , pour prévenir les battemens, à disposer en lignedroite l’axe de la lumière, delà chambre, de l’ame , et du projectile. Quele seul inconvénient serait de ne pouvoir amorcer qu’avec des étoupilles;et que ce mode donnerait le moyen d’alléger les lourds canons de fer de lamarine.
Il y a 20 ans que j’avais proposé un mode à-peu-près semblable,que je fisimprimer en 1801, dans la 3 e édition de l’Aide-Mémoire. Persuadé, d’aprèsles Savans qu’il fallait porter le feu au centre de la charge; et que ne le pouvantque par des moyens impraticables à la guerre, il fallait s’en rapprocher parun moyen facile à exécuter: je proposai de le porter au centre du cylindrerenfermant la charge dans les canons, en perçant la Lumière du haut dulistel du bouton de culasse au centre (2), du fond de l’ame, d’aplatir un
• ivec la petite charge
(i) Que prouvent les expériences (le Huttou sur ce poiu , ‘ mis à uu b out ou(le 4 ouccs dont il s’est servi? Quelle influence peut avoir p f au ( f a ' lre l’é-
au milieu? Quand l’objet le permet, pour raisonner et couvai »preuve sur 1 objet même. * s j on juge convenable,
(a) Ou pourrait faire aboutir le canal nn peu V * l “* h ’ p eIq , a nsion delà pondrepour mettre en mouvement le boulet avant d cire ^ COB ; emeat vers .le bas,
dans le vide du vent. On pourrait aussi agrandir u.pour jeter plus de feu sur la charge et. bâter son mllannnation.