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Tome second.
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7Q 2 NOTES

peu le bouton, et cle remplir la partie supérieure du collet, afin de pou-voir mettre le feu sans «toupilles, lorsqu’on le voudrait. C’est ce mode deplacer la Lumière qui remplace aussi le porte-feu ancien qu’on a été obligéde supprimer, et qui procurera à-la-fois la plus prompte inflammation dela charge dans le canon, et le moyen d’éviter les battemens qui les détrui-sent si promptement, comme on le verra quand on parlera des épreuves de1786 : car il faut le redire ici, le plus grand défaut qu’on reproche à la po-sition de la Lumière, dans les canons, est de porter le feu dans la partiesupérieure de la charge, qui dès-lofs étendant son expansion dans la lu-nule vide et voisine que le boulet laisse au - dessus de lui par son vent,commence avant que le boulet soit en mouvement, à le presser sur la paroiinférieure de l’ame , et lui fait creuser l’affaissement, source des battemensdestructeurs des canons.

Le Vent des pro jectiles est la différence de leur calibre à celui tïe leurBouche à feu respective.

H. R- L. C., ont pensé qu’une petite augmentation dans le Vent duboulet causait une très-grande perte de vitesse; l’un d’eux a trouvé que levent d’^ du calibre fait perqîpénd’^ au 7 de la force de la poudre, et qu’enle diminuant, on pourrait gagner - de la charge.

Gn avait pensé jusqu’à présent que la vitesse du boulet, la justesse dutir, et la conservation des Bouches à feu étaient d’autant plus grandes, quele vent était moindre. Aussi l’ordonnance de 1765 réduisit-elle le vent descanons, qui était fixé à ^ du calibre du boulet (29 points pour le 24), à18 points pour les canons de siège et de place, et à 1 ligne pour ceux decampagne. M. le général G. La Si. pense que cette diminution nuit à ladurée des Pièces, et n’ajoute rien à la justesse du tir. Voici les preuvesqu’il donne de cette nouvelle doctrine, qu’on va résumer.

i° Si les mobiles, dans le service des Bouches à feu, n’avaient pas deVent, la résistance qu’ils éprouveraiénten avançant dans la longueur defamé, serait, comme le carré de leur vitesse, multiplié par 4, parce qu’ilsauraient à soulever le poids entier d’une colonne atmosphérique, ayantpour base un grand cercle du mobile; mais à cause du Vent, cela ne peutavoir lieu, puisque le fluide élastique, imbibé du calorique rayonnant, de-vance le mobile et le soulage de cette résistance. Ainsi un canon qui n au-rait pas de Vent serait vicieux.

a° II se fait un affaissement de métal au logement du projectile, par lapression du fluide élastique de la poudre, qui s’échappe par le vide au-dessus du projectile; cette pression 11’est pas en raison de sa quantité, nide la hauteur de la colonne comprimante, mais en raison de sa densité,qui est toujours la même (ces assertions sont au moins gratuites), le pro-jectile s’échappant par le plan incliné de l’affaissement, frappe d’autantplus près de la culasse la paroi supérieure de l’aine , qu’il y a moins deVent * dès-lors les battemens sont plus multipliés, dès-lors la Bouche à feuest plutôt hors de service. C’est ce qu’a prouvé l’expérience aux épreuvesde Douay, en 1786*

3 ° Enfin la réduction du Vent ne contribue pas à la justesse du tir; carsi le canon est neuf, sans affaissement, par conséquent le boulet ne tendqu’à se mouvoir sur la paroi inférieure de l’ame; si l’affaissement est fait,les battemens ont lieu, et la déviation des coups en résulte de même.

On peut avoir quelques doutes sur cette théorie, et se permettre les ob-servations suivantes : . . .

i° Puisque le fluide élastique imbibé de calorique rayonnant doit pous-ser le projectile et la colonne d’air atmosphérique qui lui résiste, il 11e fait