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Tome second.
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SUR LES BOUCHES A FEU. 7 Ç )3

pas plus d efforts, en les poussant ensemble lorsqu’il ny à pas de Vent ,q u en les poussant séparément lorsqu’il y en a ; d’ailleurs ce boulet n’estpas dans le cas de ceux qui laissent, en s’avançant, un vide derrière eux,puisque le fluide élastique s’y trouve. Ainsi le canon aurait bien plus dedurée s il n’y avait pas de Vent, puisque le projectile, n’étant plus presséen dessus, ne creuserait pas de logement.

a Le projectile, en s’échappant du logement formé par l’affaissement,opéré un choc qui est le produit de sa masse par sa vitesse. Le fluide élas-tique agissant toujours sur le projectile, la lui donne double, si l’espacef l !l d lui fait parcourir est double : or, cet espace à parcourir dans le pre- 1nner moment est le Veut; donc si le Vent est double, le choc est double,dans le système d’agrandir le Vent; au contraire, dans celui de le diminuer,et même de l’anéantir, les affaissemens étant long-temps à se creuser, lesPièces seront aussi long-temps sans éprouver ces battemens qui les dé-gradent et les mettent hors dé service.

L’expérience qu’on cite en preuve, d’un mortier qui, réduit à 10 pointsde Vent , a cassé ses bombes au y e , 11 e et 12 e coups, paraît insuffisantepour prouver un tel principe, ét pourrait être l’effet d’une aine malforée, etc.

3 ° Dès que les battemens sont moins grands, comme on vient de leprouver, la direction est moins altérée dans le tir; et s’il n’y avait point deVeut, comme on l’a proposé, en faisant tronc-conique la partie de l’ainequ’occupe à-péu-près le boulet, ou le fond de l’aine en entier que doiventoccuper la charge et le boulet, comme aux anciennes pièces qu’on appe-lait encampanées , les canons auraient un tir plus sûr et bien plus de du-rée. C’est ainsi qu’on a terminé tronc-coriiquement, pour le boulet, l’amedes pièces de 48 fondues en 1812 ; et le général Eblé , dont le suffrage estd’un grand poids, approuva cette innovation.

En parlant de la vitesse du boulet, relativement à la longueur de l’amedu canon, j’ai Tappelé à dessein les passages des Savans les plus renommés quiont prononcé unanimement, que la vitesse des boulets , et que leurs por-tées croissaient, avec la longueur de l’ame, jusqu’à un maximum d’unusage impraticable. Nous avons observé aussi que le général Gribeauval avait fait raccourcir les Canons de Campagne; et que, malgré la contra-riété d opinions qu’il y ' ait. eu durant plusieurs années sur ce raccour-cissement, on était bien convaincu aujourd’hui, dans l’Artillerie, qu’ilétait très-avantageux, et laissait aux Canons des portées longues bien au-delàdes effets qu’on veut produire. Mais le général Gribeauyal ne fit pointraccourcir les Pièces de Siège ; il ne fit que supprimer les ornemens exté-rieurs. On a prétendu long-temps qu’il ne l’avait pas osé, vu les opposi-tions désagréables qu’il avait essuyées dans les changemens opérés sur lesCanons de Campagne. Cependant ce général, qui aimait tant son métier,qui jouissait auprès du ministre d’une faveur bien méritée par ses talens,eût surmonté cette opposition présumée, s’il eût cru ce raccourcissementutile. Je sais pourtant d’un témoin oculaire, que peu de jours avant samort, il disait au colonel d’Angenoust, que nous ignorions les véritables, principes d’après lesquels devaient être réglés l’alliage , le pouls, les pro-portions des Mouches à feu. Malgré cela, je pense qu’il est bien prouve quece raccourcissement n’est point faisable, parce que les embrasures des bat-,teries, où les Pièces de Siège entrent de 42 à 4 6 pouces seraient trop tôtdétruites avec des Canons plus courts ; et qu’il faut, en principe, que l’amedes canons ait toute la longueur que permettent de leur donner un ser-vice prompt et facile, ainsi que l’emploi des objets que le service prescrit