NOTES
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de mettre en usage pour garantir les hommes, enfin la facilité des transeports.
Cependant M. le général C. La SI. a proposé dans son ouvrage, Re-cherches sur VArtillerie , imprimé en 1812, de raccourcir les Pièces deSiège, et de réduire lalongueur de l’ame du Canon de 2 .\, qui est de 114pouces, à celle de 81 pouces, ainsi des autres calibres. Dans un nouvel ou-vrage, Réflexions sur la Fabrication des Bouches à Feu, qui a paru à lafin de 1816, il a proposé non-seulement cette réduction de longueur, mai3encore de refondre toutes les Pièces de Siège, d’employer, dans cette re-fonte , le mode de couler à noyau, au lieu de celui cle couler plein ; dedonner aux Pièces un vent proportionnel au calibre, par conséquent va-riable , et plus fort qu’aujourd’liui, tout cela pour obtenir de plus grandesportées, plus de durée , et de grandes économies , qu’il évalue, pour lapièce de 24, tantôt à 2440 fr., tantôt à 656 fr.
La nouveauté de ces assertions, dont quelques-unes, telles que levent, etc., ont été précédemment exposées, étant de la plus haute impor-tance; on a cru pouvoir se permettre quelques observations sur celles-ci,en commençant par l’examen rapide des principes qui les ont fait pro-poser.
Les bases des opinions de M. le général La M** sont les épreuves d’Au-xonne rapportées ci-après. Dans ces épreuves une pièce de 24 fut succes-sivement raccourcie aux : Longueurs d’ame de 8r,po. 76, 49 ; 3 o.
( O11 donne à ces tronçons les noms de. D, C, B, , comme
a fait ce général afin de s’entendre plus facilement. )
Avec la charge de 2 liv. de poudre, la pièce si porta la Bombe de 8 pe-sant 44 liv. à 58 toises. Les portées étant en raison inverse des longueursd’ame on obtint la portée de la pièce B, par cette proportion, 4 y l 3 o58 toises : X = 35 toises. Mais par l’épreuve, la pièce B porta la Bombe à66 toises : on en conclut que plus de poudre brûla dans la pièce B, et nebrûla pas en entier dans la pièce
Avec la pièce C la portée de l’épreuve fut aussi plus forte que celle ob-tenue par le calcul.
Mais dans la pièce D la portée depreuve fut au contraire plus faible ;d’où l’on conclut que la charge de 2 liv. ne brûle en entier que dans uneame de longueur plus grande que celle de la pièce C et moins grande quecelle delà pièce XL
Du principe que les portées comme les densités, dans les pièces de memecalibre, sont en raison composée de la directe des charges et de l’inversedes longueurs d’ame ; que nommant a la portée de la pièce si et /, sa lon-gueur d’ame; c. La portée de la pièce Cet L salongueur d’ame ; e la charge,c’est-à-dire la hauteur du cylindre qu’elle occupe, qui est de 2 , 19 poucesou 54 pouces cubes, faisant 2 liv. æ la partie de la charge comburéeet parconséquent. e —- x , la poudre non comburée.
On a ceye proportion c ; a :: e X ( l — e+ x ) : L X x. D’où on tire lavaleur iXx gt conséquemment des poudres comburées et non comburées ,à l’instant que le projectile reçoit son impulsion.
M. le général comte La M** pose ensuite ce principe incontestable : quele point, où la vitesse d’expansion du fluide sera moindre que la vitesse ac-quise par le mobile doit être la limite de la longueur d’ame.
Nota. O11 fera les observations générales article par article; mais dans celui-ciil y a quelques observations de détail qui, pour être senties, ont besoiu d’ètre pré-sentées à mesure.... Ëllcs seront entre parenthèses: