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Tome second.
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8o4 NOTES

rayon de la roue de l’Affût , la Pièce n’avancera au plus que de 20 à 22 pouc.dans l’embrasure, et la détruira promptement ainsi que le revêtement in-térieur du parapet.

Ainsi, quand bien même on pourrait raccourcir les Canons de sicge, ils 11cpourraient servir à leur objet, 11’ayant que 81 pouces de longueur, avecles Affûts connus.

Ce Général donne encore pour motif de raccourcir les Canons de siège,l'amélioration de force qu’on a donnée aux poudres. Leur explosion, dit-il,se fait en moins de temps dans un moindre espace; dans la longueur d’amequi reste, le fluide se développe inutilement pour la portée et en endom-mage les parois; les Pièces de campagne raccourcies durent bien long-temps... on peut observer : que l’amélioration de la poudre est probléma-tique surtout pour les Canons : que le développement du fluide dans lereste de l’ame, accroît la portée, d’après tous les Auteurs et toutes lesépreuves, hors celles d’Àuxorine qui ne sont pas des épreuves analogues autir; non qu’on veuille être partisan des portées excessives; celles de nosCanons, très-longues, sont souvent superflues, mais ou peut diminuer lescharges; enfin, que silcs Canons de campagne raccourcis résistent, c’estsurtout grâce au sabot; voyez-on la preuve dans les épreuves de Douai ,ci-après, sur le Canon dit VHabile qui 11’a pas fourni 600 coups.

Après avoir exposé les raisons qui font voir que les calculs et lesépreuves de M. le G. La M. sont insuffisans pour réduire la longueur desCanons aux dimensions qu’il fixe, je vais faire quelques observations suc-cinctes, sur d’autres changemens moins essentiels qu’il propose, dont l’en-semble le conduit à présenter la refonte générale de toutes les Bouches àfeu de siège de la France , comme devant donner des Canons plus forts,plus durables, comme line opération très-utile et très-économique, et quilui fait dire avec confiance ( Réflex. etc. 181b, pog- b6) : J ai la satisfac—tion fie pouvoir annoncer , soit quil faille construire ou reparer, des dis -positions dans les moyens , aussi (il faut si pour la clarté de la phrase)efficaces , qu elles tendent à l’économie la plus consolante .

Voici donc, les moyens les plus assurés d'amélioration ( Réflex., p. G 5 )

que propose ce Général :

i° Réduire la longueur des amés. On vient d’en exposer la presque im-possibilité.

î° Agrandir le vent en le proportionnant à la longueur des Canons...A l’art, ysut , qui précède, on a vu que toutes les opinions fondées étaientcontraires à celte augmentation de vent.

3 ° Ne plus couler plein, mais à noyau. ) ~ r . , ,

4° Faire entrer le zinc dans Vallinge. \ ° u Ta fa,re q“£ , ‘U»« oW

5 * Supprimer les renforts des Pièces. ) v:it,0,,s sur ces 3 arllcIes -

Sur le 3 °, ce Général trouve que le bronze liquide coulé en moule pleinpour faire un Canon, se solidilie en couches concentriques, en se refroi-dissant : qu’une force d’extension presse les parties fluides du métal, ducentre à la surface intérieure du moule où déjà les parties refroidies et so-lides 1 es attirent par la force d’aggrégation; d’où il voit clairement que ladensité du bronze va en diminuant de l’extérieur vers l’axe , ce qui fait quele forage établit les parois de l’ame dans la partie la moins dense qui formele Canon. (Réflexions, pag. fiy.)

Observations. Sans parler de ces forces de pression et d’aggrégation ,tout le monde avait toujours pensé que le mode de couler plein avait es.