NOTE S
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masselotte en faisant descendre le métal, ou à siphon en Te faisant ye-monter ?
Doit-on faire toutes les Pièces pour le service de terre, en fer ou enbronze ?
L’Alliage doit-il être variable pour chaque calibre, en conservant pour leplus fort celui de i 1 d’étain sur ioo de cuivre en usage, et diminuantl’étain pour les calibres au-dessous, ou bien employer le même Alliage , deii sur 100, pour tous les calibres?
Doit-on faire entrer le zinc dans l’Alliage, comme jadis, où on ne se plai-gnait pas du peu de durée des grands calibres, comme aujourd’hui : ou nele doit-on pas?
L’AlÜage des métaux neufs est-il préférable à celui des vieux?
Enfin l’Alliage actuel donnant des Bouches à feu de haut calibre de peude résistance, que doit-on faire ?
Sur tous ces objets une discussion étendue ne peut entrer dans le plande cet ouvrage ; je rappellerai seulement, à mesure que ces objets se pré-senteront, l’opinion que les circonstances, où ils se sont trouvés, a faitémettre à quelques Officiers d*Artillerie.
Je vais résumer d’abord les défauts qu’on ne peut imputer à la fonte, ouqu’on peut éviter, sans changer son Alliage,et présenter ensuite les moyensd’amélioration pour tâcher d’obvier à la destruction rapide de nos Bouchesà feu.
La consommation rapide des Bouches a feu de place et de siège : auxépreuves de Douai dont on va donner le tableau,., au siège du fort Saint-Elme ( en l’an ni)... au siège de Roses... a la défense du pont de Kehl , etc..;la consommation bien plus accélérée que celle des Pièces anciennes , a faitpenser à M. le général La M** que ce dépérissement, jusqu’alors iuoui ,provenait de la pression que le fluide élastique de la poudre exerçait dansle premier temps de son expansion sur la partie supérieure du boulet,avant d’étre mis on mouvement ; et que la cause première de ce mauvaiseffet» provenait de la situation du canal de la lumière, qui débouchantdims Vaine par sa partie.supérieure, introduit le fluide élastique à l’endroitdu Vent, qui offre une issue favorable à sa rapidité.
Les Kellerts, fondeurs à Douai , dans le 17 e siècle, obvièrent à cet in-convénient par la petite chambre dite, porte^/'cu y de 2 pouces de longueuret d’x pouce de diamètre ( dans le 24 ) placée au centre du fond de l’ame,qu’on fit aboutir durant quelque temps vers le milieu du quart de rond dela partie inférieure de lame, puis fut placée concentriquement à l’axe duCanon-La lumière aboutissait dans le porte-feu, d’où le fluide embrasésortant avec force et impétuosité , poussait la charge dans ce premier effortselon les sens de la longueur de l'ame et en même temps le boulet, avantque celui-ci fût presse, par le fluide élastique, sur sa surface supérieure.
Alors on chargeait avec la lanterne ; le porte-feu était sans inconvénient,et on paraissait ignorer la raison qui le fit employer. Mais le mode de char-ger ayant changé, les plus graves accidens sont résultés de ce porte-feu ;nombre de Canonniers ont ete tués ou blessés en chargeant, ce qui a faitque non-seulement on l'a abandonné, mais qu’on a prescrit en i 8 i 3 del’effacer en forant le fond de l’ame jusqu’à celui du porte-feu, après qu’oneut préalablement constaté que le Canon pourrait résister avec cette dimi-nution d’épaisseur à la culasse; par ce moyen on a conservé, pour le ser-vice, des Canons que l'humanité prescrivait de refondre. M. le généralLa M** regrette ce moyen efficace cl empêcher une pernicieuse dégrada-Ciou., qui avait complètement disparu jusqu'à la suppression dit porte-feu.