SUR LES BOUCHES A FEU. S19
Le cuivre fut fondu à l’ordinaire, le fer le fut à la poche , le zinc dansun petit fourneau à réverbère, voisin de celui du cuivre. Lie fei , très-li-quide , fut coulé dans le fourneau où le cuivre était en bain, après 8 J heu-res de feu. ~ d’heure après, on coula dans le meme fourneau le zinc ( le zincfut ^échauffé durant i heure, puis fondu par un feu qui dura | d heure ),et 1 on coula de suite une pièce de 4* ,
Le zinc, en arrivant dans le fourneau du cuivre, s’alluma (i), répanditune grande fumée blanche et une flamme éblouissante, qui empêcha de voirce qu on faisait. On coula cependant la pièce. Voici le résultat de la coulée :
828 liv. canon de 4 brut,
65 1 masselolte,
petit canon,
239 canal et jets,
i 5 o fer resté an fourneau,
108 zinc 9 ide?n 9
i 34 déchet.
2,200 liv.
La Pièce qui en résulta tira .750 coups en 3 séances; elle se trouva alorséraflée , courbée vers la volée, et le logement de la Poudre élargi dea-t lignes.
La masselotte , sciée et cassée, présenta, dans sa Cassure, un grain uni,citron pâle.
La Pièce ne contenait pas un atome de fer ; il resta agglutiné sur le pavédu fourneau.
Cet essai se borna là : c’était en mars 1780.
Depuis, MM. Darcet, père et fils, chimistes renommés, ont tenté, avecsuccès, l’Alliage du fer et du cuivre, mais en petit ; et on ignore les pro-priétés qu’ils-ont reconnues à cet Alliage.
Je crois ces moyens infructueux; car il me semble prouvé que le fer etle cuivre perdent leur ténacité, sitôt qu’ils sont alliés avec quelque sub-stance que ce soit; et il faut, pour faire de bons Canons, non-seulement quele métal soit dur , mais qu’il soit encore de la plus grande ténacité.
Le fer ayant la dureté, le cuivre la ténacité, suffisantes pour les Bou-ches à feu, c’est avec ces deux métaux qu’on doit les fabriquer; mais eules employant non alliés , séparément, et s’aidant l’un l’autre de leur pro-priété essentielle. J’ai proposé, il y a plus de 4 o ans, à M. Bérenger, etimprimé depuis, dans diverses éditions de VAide-Mémoire , de composerles Bouches à feu avec ces deux métaux ; mais par juxta-positiofl, c est-a-dire, de faire faîne des Pièces de siège en fer, reconverte par une enve-loppe de bronze , qui empêche ou arr été les accidens de l’éclatement. Lesartistes m’ont assuré qu’ils pouvaient ajuster parfaitement cette ame, ont1 extérieur serait un peu tronc-conique dans l’enveloppe, et 1 y iixer aumoyen d une culasse vissée. ' ' ' .
L’inconvénient de la dilatation inégale du fer et du cuivre; qui, dans letir, pourrait, en séparant l’ame de l’enveloppe de la Bouche à teu, 1 expo-ser a la rupture, peut être prévenu en proportionnant les épaisseurs de ces
I «fonte des anciens bronzes le zinc(i) Comment croire d’après cela que dans la ™. cmre fbnd, et que la duréa des
ait pu résister au long feu que supporte le b ronz ° "} d'employer le zinc, vient dePièces coulées depuis 1-44 ou 1748, quand on ■ p avauce M . \ e G. La M.çe que le zinc entrait encore dans l’Alliage » CQ1