NOTES
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deux parties à la dilatation dont elles sont susceptibles, et ayant égard àl’inégalité du degré de chaleur qu’il faut pour les dilater.
Quant aux Pièces de bataille, il faudrait peut-être suivre un mode toutcontraire, pour éviter les aceidens d’une aine en fer, inévitables surtouten exécutant ces Pièces avec célérité sur des terrains sableux , pierreux, etc.Il faudiait leur donner une aine en bronze, et une enveloppe en fer ou encuivie rouge; celle-ci pourrait être assez mince, parce que l’effort de lapoudre se fait sur le bronze, qui n’éclate pas; et dès-lors le canon seraitallégé, n’ayant pas besoin de la même épaisseur que lorsqu’il est en bronze.
On pense que ce mode donnerait des Pièces plus légères, et procureraitune «rande économie, n’ayant plus que les âmes des Pièces à changer , etleur enveloppe étant à-peu-près toujours durable; mais cette innovation11e presse pas : nos Pièces de bataille seront toujours bonnes, tant qu’onles tirera avec des sabots.
J’ai déjà cité le Canon indien, d’un très-fort calibre, qui avait Paine enfer, entourée de bronze; mais ce bionze était coulé. En suivant un telmode, si Pâme éclate, le Canon est à refaire; il n’en est pas de même,comme je l’ai proposé. On a vu d’autres Bouches à feu , en Europe , faitescomme celles de l’Inde : il y avait à Paiis, au commencement de ce siècle,un mortic-r de 10 à ta pouces, en bronze, avec une ame de fer, qui étaitéclatée, mais dont l’enveloppe était entière. M. Dartein , Commissaire desfontes à la fonderie de Strasbourg , dit qu’il était de l’invention de son père.
M. le Marquis, Comte, Baron d’Ademar, a présenté au roi, en 1816,le projet de faire de tels Canons, comme une de ses inventions. Cependantelle appartient, non-seulement an fondeurd’Aureng-zeb, mais encore aupoète Feutry (1), de Lille , auteur du Poème des Tombeaux , qui l’a con-signée dans ses opuscules imprimés en 1777, à la suite de ses poésies,pag 4 °* « Si l’on voulait composer l’intérieur de la Pièce d’un cylindre de
« bon fer battu, bien rond, bien droit, bien uni. en revêtissant ce cv-
« lindre avec d’autre fer, delà façon que l’auteur l’expliquerait, on 11’y« emploierait guère que le tiers du cuivre nécessaire pour une Pièce de
« ce métal, etc. » Mais quand une invention est oubliée, on doit savoir
gré à la personne qui la ressuscite, la prend sur son compte, et emploieson crédit à la faire adopter. Ainsi l’Artillerie doit un remerciement à votreseigneurie, M. le marquis, comte, baron d’Ademar.
M. Ducros , officier d Artillerie, qui s’est occupé et s’occupe avec suc-cès.,de son métier, a proposé un moyen analogue au précédent, en consi-dérant que le bronze acquiert une extrême dureté en l’allia»i à l’étain, au-delà de la proportion établie en France ; il a pensé qu’en faisant un cj lindreexcédant la grosseur de Vaine d’un canon avec un alliage de 18 à 20 d’étainsur 100 de cuivre, en enveloppant ce cylindre d’une soudure, et en faisantcouler sur le tout du cuivre rosette pour compléter la grosseur du canon ,011 pourrait forer Vaine dans le bronze durci qui serait enveloppé du cuivre,dont la grande ténacité Vempéclierait d’éclater, ne faisant, les deux mé-taux , qu’un seul tout. Ce moyen mérite d’être tenté. Je crains cependantque la surabondance d’étain ne dispose promptement aux fouilles l’ame
(1) Feutry avait proposé une Pièce de cauon portative , dont j’ai parlé. Il avaitaussi proposé l’établissement d’un Musee d’Artillerie , cil y plaçaut pour directeurun homme iustruit et littérateur, etc. M. de Chambonin chef du bureau d’Artillerien qui il adressa sou mémoire, lui répondit en l’approuvant de l’adresser au Mi-nistre; comme si un chef de division du ministère, ne pouvait pas présenter lui-irièine au ministre un projet utile : la chose en resta la. lie Musée a été établi depuis.mais non avec les accessoires avantageux proposés par Feutry.