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Tome second.
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822
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822 NOTES

Sur 5 o 7 Bouches à feu éprouvées à Strasbourg dans les années i 8 t 3 ,i 8 i 4 , i 8 i 5 , i85 ont eu des dilatations; donc on doit présumer quellesen auront encore ; donc qu’elles n’auront pas de durée.

Voici des expériences qui constatent que l’ame des Pièces dilatées an-nonce leur prochaine destruction.

N° i. En iy5a , on coule à Turin 3 Pièces de 16 à l’alliage de 8 d’étainpour J, on les éprouve par 3 coups, sous l’angle de i5° à 12 liv. de charge(la livre 11’est que de 12 onces); on reconnaît une dilatation à l’emplace-ment de la charge.

L’année d’après, on les tire 5o fois en 4 heures, à 8 livres de charge : lai re est hors de service, après i3t) coups, la 2 0 après a33, la 3“ après 247-

N° a- En 1759, on coule à Turin 3 Pièces de 16.

f la i re 8 i étain,

L’alliage sur 100 cuivre de.< la 2' 5 étain, et 20 laiton,

I la 3' 2- étain, idem.

On les tire à 3 coups d’épreuve sous i5 0 , et à la charge de ro liv. |.

Après les 3 coups d’épreuve, on trouve les âmes dilatées derrière le bou-let , surtout à la hauteur du bouchon ( qui était en foin ), sur la Poudre...Les dilatations étaient relatives à la quantité d’étain de l’alliage, dans le rap-port de 7, 29, 3fi; la plus forte répondant à celle qui avait le moins d’é-tain... On les tire à charge moindre, à 8 livres, le boulet se trouve logé dansla partie dilatée, et commence ses battemens... La 3“ fut hors de serviceau 74“ coup; la 2 e au 3o e ; la j rc fut jugée encore de service au 146°, quoi-que son ame fût beaucoup meurtrie par les chocs du boulet.

N 3. On procède ensuite à Turin à la visite de 20 Canons de 3 2 , quiavaient été éprouvés, dont

L’alliage de 10 était de 5 liv. d’étain, et 20 de laiton : les charges des 3coups d épreuve, tirés à i5°, étaient à 20 liv. l’une.... On trouve une dila-tation au logement de la charge, de yjj de pouces , et de 2 calibres de lon-gueur.

L’alliage des 10 autres était de 8 i d’étain; la charge des 3 coups d’é-preuve tirés à 22 i“ liv. ; la première était de 21 j liv. ; la seconde de 2G j ; la

troisième de 3 a liv. On trouve une dilatation de ~ de pouces, et de 3

calibres de longueur.

L’on peut conclure de ces épreuves, que les Pièces sont d’autant moinsrésistantes, que leur alliage est moins chargé d’étain ; que la proportion de8 ~ d’étain est insuffisante pour 100 de cuivre; et comme les épreuves deDouai en 1786, ont prouvé que celle de rx d’étain sur 100 de cuivre étaitdans le même cas, il faut en employer une plus élevée.

N° 4. On éprouve à Turin 4 Canons de 16, coulés en 17485 avec unalliage plus fort d’étain qu’à l’ordinaire ( mais dont on ne dit pas les propor-tions). On les tire chargés, le premier coup aux f; le second aux

|; le troisième au poids total du boulet.

On les trouve sans dilatation..... On les tire ensuite 1000 coups; on neleur trouve aucune altération, et ils ont un tir très-juste.

N° 5. On éprouve à Turin , en 1770, un Canon de 32, dit le Sarco-phage, par 800 coups tirés en 8 jours , à 9 par heure... L’alliage était de12 étain et fi de laiton, par 100 de cuivre, et la charge de 10 J liv. L’ameest trouvée, après l’épreuve, sans dilatation; seulement l’emplacement de