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Tome second.
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notes

83 a

Du moment que le Bronze entre en fusion, ne donnez pas trop de vitesseau courant d’air qui doit entretenir la combustion... Ne laissez pas lagrille dégarnie de bois, car l’oxigène qui ne pourrait pas être fixé par lecombustible, le serait nécessairement par le bain métallique et l’oxiderait.

Quand la flamme qui se dégage du combustible est dans le fourneau d’unebelle couleur rouge-blanclie, qu’elle en remplit la capacité entière, le four-neau va bien : une augmentation de combustible nuirait ; la fluidité parfaitedu métal est sans doute nécessaire pour faire des Bouches à feu résistantes ;mais en dépassant le degré de chaleur nécessaire pour l’obtenir, l’étain en-lève l’oxigène au cuivre, il s oxide,~ sa proportion diminue dans l’alliage,et le Bronze perd sa dureté si essentielle à sa résistance; ou, l’étain ayantplus de tendance à se combiner avec l’oxigène qu’avec le cuivre, quittecelui-ci, vient, étant plus léger, à la surface du bain, et forme une espècede liquation.

La force avec laquelle la flamme sort des soupiraux, sa vivacité, la hau-teur où elle s’élève, servent d’indices pour alimenter le feu.

Brassez, scoriez avec promptitude, pour ne pas refroidir le fourneau ;et avec des perches de bois vert, parce que le fluide qui s’en dégage, faisantscintiller le métal, aide au mélange.

Un des points les plus importans dans l’art du fondeur, est de déterminerl’instant où le Bronze se trouve dans l’état de fusion le plus convenablepour donner le maximum de résistance. Les Fondeurs varient beaucoupdans la détermination de ce moment, et coulent, à différens degrés de cha-leur, un métal qui n’a pas les mêmes propriétés dans ses divers degrés detempérature.

Quelques-uns avant la coulée jettent des substances (c’est leur secretprétendu ) sur le bain pour le désoxider ; mais ce moyen est nuisible, ilrefroidit le bain en empêchant la contact de la flamme, et fait entrer desmétaux étrangers dans un alliage qu’on veut obtenir pur. Nos Fondeursn’ayant fait que de mauvais Canons, leurs indices sont des erreurs.

M. Pede-a-roz dit avoir des indices certains : il a fait de bons Canons,mais en a-t-il? ou est-ce à l’habitude qu’il a de juger la température par lacouleur, qu’il doit ses succès ? M D. dit avoir fait une observation qu’ilcroit être l’indice de M. Pede-a-roz mais il la tait.

Une Fonte de 47200 liv. dont 71 55 en buchilles, qui consomma i 584 oliv.de bois, en i/}4omorceaux de 11 liv. l’un, dont la durée du feu fut de riI d’heure, était au moment de la coulée comme il suit :

La couleur du Bronze et celle du Fourneau étaient d’un rouge-blanc,le bain ressemblait à un flot de feu d’une couleur argentine , pareil à de lagraisse fondue ; en y touchant un peu on produisait des ondulations quiduraient un temps considérable.

Tant d’observations importantes n’ont fait qu’augmenter chez M.le C. D. B.Dussaussoy le désir de faire honueur à l’Artillerie et d’être utile a sa Patriepar des recherches qui pussent améliorer l’art des Fontes. D’après l’idéequ’on avait que le zinc f aisait la honte des fontes anciennes ; d’après l’alliagedu fer et du bronze tenté avec succès par M. d’Arcet, alliage qui avait beau-coup de dureté, eet Officier a fait un grand nombre d’expériences pour dé-terminer les qualités qu’ont les alliages de ces métaux, pris de 3 à 3 endifférentes proportions ; il n’a opéré jusqu’à présent qu’en petit, et ses ré-sultats ne peuvent faire présumer que faiblement que ses essais réussironten grand. Voici quelques-uns de ces résultats qu’il a obtenus, en attendant