SÜR l'infériorité DF. LA DÉFENSE. 10()5
gorge à l’angle flanqué ; et à donner à ces nouvelles faces un fossé de Gtoises de largeur communiquant au grand fossé;
2 ° A couvrir la trouée entre la tenaille et le bastion , et celle du fossé de3a demi-lune par laquelle on peut battre la face du bastion par une traverseà parapet, séparée de l’escarpe par un fossé de 18 pieds; cette traverseayant 27 pieds d’épaisseur, dont 3 pour la banquette ayant son terre-pleinau niveau dit terrain; et pour mieux abriter l’escarpe et la trouée de la te-naille contre les feux de l’ennemi, on pourra élever le relief de cette tra-versé jusqu’au niveau de l’escarpe ;
3° A couronner la contrescarpe à 4 pieds f de son Lord, d’un mur de l5pieds de hauteur, de 4 pieds ’■ d’épaisseur, à arcades crénelées, ayant fipieds de largeur, y pieds de hauteur , dont les pieds droits auront de I £ à3 pieds d’épaisseur. Sur le devant du mur, est un espace libre de 3 piedsde largeur au niveau du terrain, qu’il ngnune corridor ; la benne , qui estde l’autre coté, et le sol des arcades est élevé de 3 pieds au-dessus du niveaudu corridor. De 5 en 5 arcades , est une porte de rS pouces de largeur sur5 pieds de hauteur, pour communiquer au corridor qu’on traverse pouraller au couvre-face dont on va parler, par un passage couvert par deuxtalus en terre, semblables aux caponnières ;
4° A supprimer les Places d’armes rentrantes du chemin couvert, et àconvertir les glacis en une masse de terre plus élevée, qu’on nomme Couvrr-juce , dont la hauteur totale est de i5 pieds , comme celle du mur crénelé :son talus intérieur est de 5 toises , l’épaisseur de son parapet, y compris 3pieds de banquette, est de 4 toises ; son talus extérieur de 12 toises, se pro-longeant jusqu’à un avant-fossé de 6 toises dé largeur, et de même profon-deur que lé fossé de la Place ; de là, les terres sont coupées en pente versce fossé, jusqu’au niveau du terrain, et à la distance de 24 toises plusou moins, suivant le besoin de terre, et c’est ce qu’on nomme Glacis encontre-pente. Dans les angles rentrons, le couvre-face est coupé suivant lasarêtes, par des fossés de 4 toises de largeur, communiquant du fossé de laPlace à P avant-fossé, et ayant leur même profondeur; à droite et à gauchede ces fossés de communication, sont des rampes pour arriver derrière lemur crénelé, fermées dans le bas par des portes ayant 2 créneaux.
( Observations'). Ces corrections ne me paraissent pas heureuses.
i° La coupure du bastion, pour former le réduit par l’épaisseur du nou-veau parapet, et la largeur du fossé diminue d’j le flanc, qui 11 ’est jamaisassez étendu pour les objets qu’il a à défendre. J’ai vu, vers 1775 , donnerà quelques bastions des remparts de Douai , des réduits plus simples et moinscoûteux, n’ayant point ce défaut, et fournissant une dernière enceinte pourcapituler; telle que M. le G. C. C. l’emploie lui-même à ses trois nouveauxsystèmes ; le voici : On prolonge le parapet des deux courtines collatéralesau bastion, jusqu’à leur rencontre, et on leur donne un fossé de 3 toises de 'largeur ; on conserve le revêtement extérieur vis-à-vis la largeur dece fossé,avec une berme intérieure pour recevoir des fusiliers. L’ennemi, en battantle liane, ruine ce bout de revêtement, ou on y fait une brèche lorsque l’As-siégeant prépare l’assaut, pour que, maître du bastion, il ne puisse entrerdans la Place ;
2 0 La traverse pour couvrir les trouées de la tenaille et du fossé de la de-mi-lune , battue (iu vis-à-vis, facilite, par sa destruction, la montée de labrèche, soit qu’elle ait sa crête au niveau du terrain, soit qu’elle l’ait à celuidu cordon , le fossé de 3 toises qui la sépare du bastion étant bientôt coin-