ÉLOQUENCE MILITAIRE,
on
L’ART D’ÉMOUVOIR LE SOLDAT,
D’après les plus illustres exemples, tirés des arméesdes différons Peuples; et principalement d’après lesproclamations, harangues, discours et paroles mé-morables des généraux et officiers français ; par unesociété de militaires et d’hommes de lettres. 2 vol.in- 8 . Prix 10 fr. et 12 fr. 5 o c. franc de porc.
u Elles partirent de l'armée d’Italie ces belles proclamations où les vain-queurs de Lodi et d’Aicole, en même temps qu’ils créoient un uouvel artde la guerre , créèrent YEloquence militaire dont ils resteront les modèles.Suivant leurs pas comme la fortune, cette éloquence a retenti dans l’Egypte où. périt Pompée : dans la Syrie qui reçut les derniers soupirs de Genuuui-cus : depuis, en Allemagne, en Pologne , au milieu des capitales étonnées,à Vieuue , à Berlin, à "Varsovie ; elle étoit fidèle aux héros d’Austerlitz,,d’iéna, de Friedland , lorsqu’en cette langue de l’honneur, si bien entenduedes armees françaises , du sein de la victoire même, ils ordonnaient encorela victoire, et cominuniquoient l’héroïsme. » (Tableau hislor. de V état et desprogrès de la Littérature franc, depuis 1709).
Extrait du compte rendu de cet ouvrage , le 9 juin 1818,par le Journal Oeuvrât.
La guerre a cessé de tourmenter l’Europe . Cette lutte silongue et si sanglante où les Français furent constammentengagés, a imprimé à la nation un caractère de grandeur quisurvit à nos désastres, et qui pourrait nous faire envier nosmalheurs. La victoire étoit devenue pour nos guerriers unehabitude, un devoir. On ne partait point de ce qu’on avoitfait : on songeoit à faire davantage; et la modestie étoitdans nos armées, une conséquence de nos éternels triom-phes.
« Aujourd’hui que la paix, riche de plus douces espé-rances, semble avoir fermé l’avenir aux idées de guerre etde conquêtes, la France entière veut demander compte anpassé de ses succès; chacun revendique sa part de cet hér:-