84. Les Parens succèdent
ment à sa perfection , ses heriiers (croient tenus defaire faire ce qui feroit néceílaire pour rendre lo-geable cequi le trouverait être conltruit du nou-veau Bâtiment, supposé qu'il y eut aumoins autantde logemens avec pareilles commodités qu'il yenavoir dans l’ancien Bâtiment : Sc au cas qu'il n’yeut pas la même quantité de logemens ni sembla-bles commodités , lesdits héritiers (croient tenus defaire continuer le nouveau Bâtiment, jusqu'à con-currence de ce qui se trouverait dans l'ancien & avecpareils ajullemcns ; mais ils ne feraient pas tenusde le rendre plus somptueux & plus voluptueuxque n’étoient les anciens Edifices.
A l'égard des ouvrages proprement voluptueuxqui auraient été faits ou commencés par le Bénéfi-cier défunt, soit dans les logemens , ou jardins ouautres lieux , leíquels feraient péris , dégradés ounon achevés , íès héritiers ne feraient pas tenus deréparer ni achever ces sortes d'ouvrages voluptueux;mais on pourrait les obliger de les démolir &remettre les lieux tels qu'ils étaient ancienne-ment. (a)
(a) Si nn Bíncficïer avoir fair faire dans les héritagesdépendaus de son Bénéfice, quelques ouvrages pour la con-servation de ces mêmes héritages , il s'agir de sçavoir; si l’onpeur obliger les héritiers de ce Bénéficier de réparer ces Ou-vrages. Cette question s’est présentée dans la visite qui a étéfaite des réparations à faire en l'Abbaye de Saint George destocherville, près de Rouen , après le décès de Mr. de Coallin,Evêque de Metz, qui avoir été Titulaire de cette Abbaye ,lequel fit faire fur le bord de la Seine, une digue de grandelongueur, pour garantir les Prés de cetre Abbaye contre lerefhti de lanter, & empêcher les eaux d’excavcr les Terresde ces Prés, ces eaux chaque année emportant une portionde ces Prés. Les deux premiers Experts furent contraires.1/Expert des héritiers de Mr. de Coallin, disant qu'ils n’étoient'point tenus de cette réparation, que le Titulaire était asiex