DES RECONNAISSANCES.
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cheval, sabrèrent quelques minutes, et profitantde [‘étonnement, de la stupeur de l'ennemi,.sor-tirent du village, et rejoignirent le lendemainla brigade Colbert, sans avoir perdu un seulhomme ni un seul cheval. La position de l'état-major général autrichien sûrement reconnuedonna des indices certains de celle de notre Ar-mée d’I'alie, que, deux jours après, nous re-trouvâmes, et à l’avant-garde de laquelle nouscombattîmes à Karako . à Pappa et à ilaab.
Après ces deux exemples dont je pu : s vous af-firmer i’exactitudehistorique, je croîs utile d’encomposer un plus détaillé, et que nous suivronssur le petit plan annexé au chapitre Topographie.
Le capitaine *•***, mandé à l’état-major de ladivision, y reçoit l’ordre suivant :
« Le capitaine ***** partira sur le champ à la» tête de cent chasseurs du 8 e .
» Il reconnaîtra la petite ville de Neustadt.
* Si l’ennemi l’occupe, il tâchera do faire
* quelques prisonniers qu’il ramènera.
» Il rapportera des nouvellesdu corps d'armée» prussien qui doit étrearrivéprès de cette villç.
» Il examinera avec soin le pays qu’il traver-> sera, et me rendra compte de sa configuration,
* de l’espèce et de l’état de scs roules, de sesi ponts, de ses cours d’eau; etc.
» Il tâchera de rejoindre après-demain, avant» dix heures du matin.
» Le Général, etc.
• Rivouacde Grosthurm , ce 18 juin 1832, à cinqs heures du matin. »
Le capitaine, après avoir reçu cet ordre des