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DES RECONNAISSANCES.
ou les feuilles qu’on peut ramasser sons s'écar-ter; les hommes déjeunent silencieux, la brideau bras, et devant leurs chevaux.
l.e capitaine n'a pas oublié de faire pendantsa route des remarques qui lui serviront,si, nepouvant effectuer son projet, il est obligé de re-venir par le même chemin; il a tracé un croquissuivi sur son calpin, et des branches cassées àl'entrée des roules, des aspects retenus par samémoire locale, sont des jalons pour le retour.
Il est une heure; on remonte à cheval, et l’onreprend la marche. Le terrain est difficile, leschevaux sont très fatigués à six heures du soir,lorsqu'on rencontre la route de llaumdotf ; quefera le capitaine ?
lieux lieues le séparent encore de Neustad/.11 ignore si l'ennemi est dans ce lourg; s'ily est en force; le détachement est harassé,et s'il était obligé d’exécuter une retraite sousle feu de cavaliers reposés, il éprouverait sansdoute de nombreuses pertes; d'ailleurs, s'il mar-che immédiatement sur Neusladt, il arrivera àla chute du jour, inslant où la cavalerie est tou-jours sur ses gardes ; s'il attend sans se reposerni faire fourrager ses chevaux, ses chances neseront pas meilleures.
11 s'embusque donc près de la route , unhomme vient à passer, il le fait saisir, et lui ditque s'il crie,il le fait fusiller sans pitié.
Tu viens de iSeustadt : — Oui. — Les Prussiensy sont ils ? — Oui. — Cavalerie ou infanterie ? —Cavalerie. — Combien d’hommes, environ ? —Je ne sais. — Y a-t-il un village près d'ici ? — Aun quart de lieue. — Et des fermes isolées ? —