T>KS RECONNAÏSSANCFS. 207
Plusieurs. — Les connais-tu ? — Oui. — Com-ment leurs bâtiments sont-ils disposés, et où setrouvent-elles ? — L’une est près du village,elle est riche, ses bâtiments sont grands et oupeuty entrer facilement, car elle n'a pas decour fermée. — Et l'autre? — Elle esta troisquarts de lieue du village, et à une demi lieued'ici, située sur la lisière du bois, et du maraisdu côté de ISeustaât ; elle n'est pas si riche quela première; elle a une cour entourée de grandsmurs, et fermée par une grande porte; elle est àune lieue environ et à droite de Neustadt.—Conduis-nous à celle-ci.
Le capitaine alors, après avoir reconnu quepersonne ne passe sur la route, la fait traverserrapidement, et rentrant dans la forêt, il suit songuide qu’il a lait attacher par un bras, et qu'il aremis à la garde d'un brigadier et d'un sous*officier.
Il s’ai'réte à deux cents pas de la ferme ; re-connaît ses abords; les fait entourer lestement»et se remettant en marche , il entre dans lacour.
Un paysan qui s'échappait lui est ramené parun des cavalicrsdu cordon qu’il avait formé au-tour de l'habitation. Ce paysan, tous ceux de lamétairie, et le guide sont mi* sous clef dans unecave à la porte de laquelle est posé un faction-naire, Les portes de la ferme sont fermées, desfactionnaires intérieurs mis a celles qui ouvreutsur la campagne ; quatre hommes cachés sontplacés aux fenêtres desquelles on aperçoit deloin, et aux quatre expositions de la maison. Leschevaux débridés mangent, les hommes nian-