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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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20 ({ DES IirCON'NAISSANCI S.

gcnt, et dorment; lu nuit est venue, a\tcunc lu-mière n éclairé les fenêtres, le silence règnedans le détachement.

Une patrouille de cinq cavaliers prussienspasse devant la maison: les hommes placés auxiènèlres ont prévenu de son arrivée. Est-ce uneavant garde ? les hommes ont bridé lestement,sont moulés à cheval, et se sont rangés dans lacour, le sabre à lamain. l/ordre est donné, dansle cas où l’ennemi serait nombreux et voudraitentrer, d'ouvrir les portes, de faire une sortievigoureuse , et de reprendre la roule par la-quelle on est venu.

La patrouille n'est suivie de personne, laprendra t-on ? non. parce que des coups de feupourraient être tirés, et donner au loin l'éveil.Elle veut entrer; elle frappe. On ne lui répondrien. Elle insiste. L'officier alsacien répond encontrefaisant le mieux qu'il peut l'accent dupays, qu'il ne veut pas ouvrir, et que si la pa-trouille insis'c, il ira le lendemain se plaindre àses officiers. Elle s'éloigne en jurant.

Les cavaliers mettent pied à terre, débrident,et fout manger leurs chevaux.

Le capitaine interroge l'un apres l'autre etisolément, les habitants de la ferme, après lesavoir prévenus qu'il y va de leur vie, s'ils cher-chent à le tromper dans leurs réponses.

11 apprend, que cent hussards prussiens sontà Neustadl. Qu’ils sont venus de Freythall. villeautrefois fortifiée, entourée encore d une che-mise, et distante de huit lieues. Qu’ils bivoua-quent en arrière du bourg. Qu'ils ontuingrand’-garde de douac hommes sur la route de Baum*