FOST P ACE.
5 13
bit (j u* amnistier, sans pouvoir ia rétablir encoredans tous ses droits. La fraternité d'armes estune passion si puissante, si pure, si élevée ! lesvrais soldats lui doivent tant de secours, tant dejouissances, tant d'élan, tant de gloire ! quesonculle une fois rétabli, vous complétera, et effa-cera tous les pénibles souvenirs.
J’en appelie à vous mes nobles frères d’armes,Lawoislyne, lhiehand, Bro, Thicrion , Jaequc-minot, et tant d’autres, à vous qui m’entendez,Friand, Moneey, Le tel lier, tous si vaillants sur leschamps de bataille,si fermes, si affectueux dansl'adversité ! ce ne tut pas la conscription qui déci-da notre carrière, mais cette vocation puissante,invincible d une chaleureuse ambition! notre butalors n élaitni une adjudance de place acquise àtrente années de service, ni la charité des inva-lides. C’était la gloire î il était vaste ce but,comme l’époque immense à laquelle vivait notrejeunesse, et cette ambition était permise à unecarrière si chanceuse, où chaque jour la mortet la gloire pesaient également dans la balance!aux jours brillants, combien n’avons-nous pasdû de joies, de secours à notre mutuelle affec-tion ! et lorsque victimes de la trahison, sous lesbaïonnettes anglaises et les poignards du Midi,nous déposâmes nos armes, pour les laisser àdes jeunes gens imberbes qui n’avaient pas en-core la force de les soulever , et qui depuis ontgrandi; dans ces jours funestes, pendant cesquinze années de deuil, combien n’avons-nouspas du de consolations à cette même amitié néesut* tes champs do bataille, et sanctifiée par lesmêmes dangers et le ûiéuic dévouement !
Je vous ai cité les aosaques- et vous lus ai pré.
<