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* Sur mer, comme sur terre, nous voulonsêtre respectés. Là, comme ailleurs, nous voulonsêtre en état de protéger nos intérêts, de mainte-nir notre indépendance, de défendre notre hon-neur, de quelque part que viennent les attaque*qui pourraient les menacer. »
Et avant d’aller plus loin, je veux qu’il soitbien entendu que je ne prétends pas faire de poli-tique dans cette note, consacrée uniquement auxaffaires de la marine. Si je parle de l’Angleterre,comme de toute autre puissance, ce ne sera pasun étroit esprit d’animosité ou même de rivaliténationale, mais bien pour faire voir, d’après cequi se passe chez les peuples étrangers, Ce quenous devons rechercher, ce que nous devonséviter. Si je parle deguerre, ce n’est pas que jeveuille voir mon pays échanger les bienfaits dela paix contre de ruineux hasards : non. Je croisseulement que, pour que la paix soit digne et du-rable, il faut qu’elle s’appuie sur une force tou-jours capable de se faire respecter.
Prenant donc le cas de guerre pour base demes raisonnements, je chercherai un exemple quiéclaircisse ma pensée, et je supposerai la France obligée de se défendre contre la plus forte des